Luxurious Life : The Come Back !

La vie à Miami a bien changé, les personnes ont évolué mais au fond les vieilles rancunes sont toujours au fond des coeurs..
 
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 Home sweet home [PV Lisa]

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Ron Jord
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MessageSujet: Home sweet home [PV Lisa]   Mer 23 Mai - 16:47

Elles étaient rares les journées où Ron était pressé de rentrer chez lui. Il aimait son travail plus que tout. Pas de routine, il avait vraiment l'impression de faire quelque chose de bien et d'être utile. Pourtant aujourd'hui avait été affreux. Il y avait eu l'arrivée de cette nouvelle gamine qui, lors de leur premier entretien lui avait mordu la main au sang. Il arborait depuis la matinée un énorme et gênant bandage autour de la main gauche. Un premier contact qui s'était avéré plutôt décevant. D'ordinaire, Ron nouait facilement des liens avec ces jeunes. Il vivait cet échec très mal. Le reste de la journée il l'avait passé au téléphone, contactant la famille d'accueil de cette jeune fille, son éducateur particulier. Bref, à contacter n'importe quelle personne qui pourrait lui donner des informations sur le vécu de cette adolescente.

18 heures, Ron quittait le foyer. Il s'engouffra rapidement dans sa Mini Austin, pressé de rentrer chez lui. Il tomba d'abord sur un embouteillage monstrueux, où klaxons et insultes fusaient dans tous les sens comme les feux d'artifice d'un 4 Juillet. Mister Jord comprit à ce moment-là cette scène d'ouverture de "Chute Libre" et il avait l'impression d'être dans un mauvais remake. Il prit son mal en patience, lançant Aerosmith dans sa voiture, fumant cigarette sur cigarette. Lorsque le petit véhicule put enfin se glisser entre les autres autos pour s'engager sur la bonne sortie, Ron poussa un soupir de soulagement. Un coup d'oeil à sa montre lui indiqua qu'il était déjà en retard d'une demie-heure. Pourtant il n'accéléra pas. Les gens étaient suffisamment énervés, pas la peine de se déconcentrer pour en rajouter une couche.

Enfin, il parvint aux résidences du Coconut Grove et vit au bout de la rue se dessiner la silhouette de la petite maison qu'il partageait avec Lisa Smith. Lisa Smith...son prochain challenge. Au moins, elle ne mordait pas. Ron avait remarqué que sa colocataire cachait quelque chose. Il respectait pour le moment ce silence, attendant le moment où elle aurait besoin de se confier. Il l'appréciait beaucoup, ce petit bout de femme au visage d'ange. Sans qu'il ne s'en rende compte un sourire était apparu sur ses lèvres. Il se gara sur le trottoir et bondit hors de sa voiture. Sa bonne humeur revenait au fur et à mesure qu'il approchait de la porte d'entrée. Il posa la main sur la poignée, tourna le bouton et ouvrit. Il lança un joyeux "je suis rentré", petit rituel qu'ils avaient instaurés avant d'ôter se chaussures et de pénétrer dans la maison, en semant ici et là son pull, son sac.

Il se dirigea vers le salon et se laissa tomber dans le canapé, renversant la tête en arrière. La maison sentait toujours l'encens. Ron ne pouvait dire où était venue cette habitude de brûler ces bâtonnets odorants. De lui ou d'elle? Il distingua une silhouette s'approcher. La tête toujours en arrière, il regarda, à l'envers, Lisa qui s'avançait. Tout en agitant sa main valide en un signe de salut, il lui dit.


"Passé une bonne journée, Liz?"
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Lisa Smith
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Ven 25 Mai - 10:34

[Bouhouh... bon j'enrgistre dans mes docs cette fois et je fais avec les souvenirs que j'ai...]

Lisa savait très bien qu'elle dépendait beaucoup de lui et ca la dérangeait fortement: elle avait très peur qu'un jour il se lasse d'elle et la mette dehors, comme l'ont fait ses parents, tel que l'on se débarasse d'un jouet qui n'est plus amusant. Mais il était la seule présence qu'elle tolèrait, et mieux, qu'elle appréçiait. Elle faisait des efforts pour lui car il en faisait pour elle, n'oublions pas que la jeune femme se trouve dénuée de tout intêret. Au fur et à mesure, c'était de moins en moins difficile et devenait plus naturelle. Toujours moins enjouée, moins bavarde, moins rieuse que la normale, mais déjà plus qu'à l'époque où elle était seule. Et le plus étrange était qu'il semblait l'appréçier comme ça, appréçier son caractère si mystérieux avec ce pétillement refoulé que l'on pouvait sentir en elle.

Mais elle avait perpetuellement ce sentiment qu'il ne la voyait pas telle qu'elle était réellement, un monstre sans coeur, et que le jour où il s'en rendrait compte il serait énormément déçu, et elle ne voulait pas le décevoir. Jamais ô grand jamais elle ne pourrait lui avouer à quel point elle avait été humilliée et stupide, cruelle et rejettée. Ce poid dans son coeur la hantait silencieusement. Car Lisa ne se plaignait jamais, ne demandait jamais à avoir l'attention sur elle ou quoi que ce soit: ce n'était pas une de ces fausses dépressives qui voulait se faire remarquer comme tout le monde le pensait. Elle ne voulait pas déprimer! Mais son coeur en avait décidé autrement, comme pour lui dire qu'elle serait morause toute sa vie désormais.

Au moins ici elle avait une place. Elle était conscience que l'attention qu'elle ne voulait pas se porter à elle, elle la portait à lui. Pour éviter de penser à ce qu'elle avait ou non fait, éviter de penser tout court. C'était son ami, sa famille, son soutien et il remplissait tous ses rôles à merveille sans sembler rien vouloir en retour. Si Lisa avait un visage angélique, il avait aussi l'indifférence que l'on leur prêtait, la seule expression que l'on lisait sur son visage était les yeux brillants qu'elle avait parfois lorsqu'il faisait quelque chose de gentil pour elle. Mais en général elle semblait déconnectée et indifférente à tout. Ca la rendait malade d'être devenue comme ça, comme si elle se privait de vouloir ressentir quoique ce soit.

Le soir parfois, disons quelques soirs dans la semaine lorsqu'il rentrait, ils sortaient balader. Etant donné qu'elle sortait peu dans la journée, il trouvait ça sympa d'aller se promener, et elle aussi avec le temps, au parc près de chez eux. Il faisait frais sur Miami, il n'y avait pas trop de monde dans le quartier et c'était les petits moments où tout était beau, calme et parfait, le silence brisé par leur conversation de tout et de rien. Mais ils pouvaient marcher sans rien dire en appréçiant juste leur présence mutuelle, c'était un privilège de leur relation pour être en accord sans forcément parler des heures. Et puis parfois aussi, il s'arrêtaient à la brasserie pour manger - enfin ' manger ' c'était beaucoup dire pour Lisa - où prendre un dessert, une boisson, bref une sortie très sympathique. Une fois ils étaient allé dans un petit bar pas trop féquenté et ils fumaient des cigarettes au bar, lorsque Lisa tourna la tête et voyaient des filles qui gloussaient en regardant Ron. La jeune femme suivit leur regard sur le jeune homme qui n'y prêtait pas attention et se dit qu'elle avait de la chance. Pas pour ses attraits masculins ô combien... car la pauvre avait fermé ses portes à tout homme vu le résultat, et ne se rendait plus compte de rien, mais parce que ces filles ne connaissaient que son extérieur, mais elle son intérieur encore plus magnifique. Il faisait un boulot magique avec ces gosses.

Ce soir il semblait bien trop fatigué pour faire quoi que ce soit et elle était déja en une sorte de pygama improvisé, se penchant pour attraper sa main au vol qu'il tentait de dissimuler, laissant dans l'air derrière elle flotter son parfum à la vanille. Après avoir examiné le vilain bandage et entende Ron expliquer sa mésaventure - parce que les filles mordaient maintenant! - elle se précipita chercher son attirail. Revenant avec du mercurochrome, des cotons et des bandages, elle se réinstalla sur le canapé et l'entendit se plaindre. Elle roula des yeux mais avec un air doux, pensant qu'apparement les femmes étaient des chochottes, et prit sa main qu'il tentait vainement de planquer la posant sur ses genoux dénudés.


" Mais non ca fera pas mal... et puis si on laisse ça comme cette incompétente l'a fait, ca va s'infecter et je devrai couper la main avec un couteau de cuisine, dit-elle le plus sérieusement du monde, ca faisait toujours plus d'effet. Alors désinfectant ou couteau? lança-t-elle en haussant ses fins sourcils, le produit d'une main et un couteau imaginaire dans l'autre, faisant un mouvement de balance. Après un regard échangé avec lui elle retourna sur sa main bandée. C'est bien ce que je pensais " finit-elle d'un ton légèr, presque taquin.

Avec précaution, elle déroula ses bande, et observa grimaçante la plaie qui s'étendait entre son index et son pouce. Sympa pour la mobilité! Elle passa ses doigts fins délicatement sur la morsure avant d'imbiber le coton.
" Ca va être un peu froid c'est tout, prévint-elle de son habituelle voix calme avant de tamponer doucement le coton sur la plaie, rendant sa main toute rouge. Ca s'est arrangé avec cette fille? J'veux dire, c'est pas courant que des ados mordent " demanda-t-elle profitant de cela pour le distraire. Il lui parlait souvent de son job, ca le passionnait, et elle aimait beacoup l'écouter. Parfois même, il s'aventurait à lui demander conseil lorsqu'il était devant une impasse et ca lui faisait plaisir. Une fois désinfecté, toujours sans lever les yeux vers lui, elle sortir la bande et l'enroula comme il se doit autour de sa main, coupant en deux l'extrémité pour l'attacher de part et d'autre de son poignet. " Et voilà, lança-t-elle une fois terminé. Alors ça a fait mal? " ajouta la jeune femme en lui rendant sa main un peu à contre coeur. Elle se sentait utile en s'occupant des autres, mais s'occuper de lui était comme une seconde nature.
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Ron Jord
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Ven 25 Mai - 18:10

(Bouhouhou-bis...je m'étais vraiment déchirée sur mon précédent post disparu dans les limbes du Net)

Ron laissa à contre-coeur sa main à son infirmière personnelle improvisée non sans avoir suffisamment bataillé pour sauver un honneur qui nallait pas tarder à fondre comme glace au soleil au moment où le tampon imbibé de "produit qui pique" entrerait en contact avec sa peau. La gamine l'avait mordue à la voilure reliant le pouce l'index. On pouvait dénombrer la mâchoire supérieure sur le dos de la main et dans la paume la mâchoire inférieure. Ca n'avait pas l'air méchant, peut-être un peu...bleu. Ou violet alors.

Lisa lui proposa une alternative, le genre d'alternative que l'on offre à un sale mioche blessé qui refuse catégoriquement tout soin...l'amputation. Les yeux de cocker ne semblaient pas avoir l'effet escompté. La mine boudeuse, il désigna du menton la bouteille et commença à serrer les dents. Enfant il détestait cette odeur, et sa mère avait cette damnée habitude féminine de vouloir systématiquement désinfecter la moindre égratignure. Ron ne connaissait que trop bien cette sensation de brûlure qui semblait enfoncer de minuscules aiguilles chauffées à blanc dans votre chair. Même s'il s'était infligé les pires traitements durant son adolescence, le "pique" il le haissait cordialement. Lisa fit courir ses doigts sur la blessure. Il est parfois de ces contacts doux, innocents, purs qui vous remuent les tripes. Ce petit geste en fit instantanément partie. La délicatesse du mouvement de la jeune femme, ce simple effleurement, la complicité qui les liait, faisait de ces quelques secondes un petit joyau de bonheur. Elle eut la délicatesse de dire que cela allait être un peu froid. Ron étouffa un gémissement plus feint qu'autre chose.


"Je ne sais pas ce que ça va donner avec cette gamine. J'ai passé ma jouréne à essayer de contacter quelqu'un qui pourrait me renseigner sur son vécu. D'après ce que j'ai pu retrouver comme information, elle a été victime de maltraitance, et l'être humain pour elle n'est qu'une nouvelle façon de l'oppresser ou de lui faire du mal." Il leva les yeux sur Lisa, le visage lisse et toujours empreint de cette fragilité qu'il aimait presqu'autant que sa force. "Je compte bien être son nouveau trait d'union avec le monde. Lui montrer que nous ne sommes pas tous méchants." Il poussa un léger soupir. "Enfin...la prochaine fois je lui tendrait la main de façon plus imagée. Je crois qu'elle a dû en voir trop et de trop près, des mains."

D'ordinaire, Ron était plus remuant lorsqu'il parlait de son boulot. Là, il était un peu immobilisée de façon forcée. Sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, Lisa avait achevé son oeuvre. Ron leva le bandage à la hauteur de ses yeux, tourna la main dans tous les sens comme un amateur d'art tourne autour d'une statue pour s'en forger un avis. Il laissa échapper un petit sifflement entre ses dents, avant de plisser la lèvre inférieure.

"Et bien...c'est du joli boulot. Tu pourrais remplacer la vieille Dolkins." Un sourire étira ses lèvres. Il fixa Lisa et, accompagnant ses paroles d'un léger signe de tête lui répondit. "On devrai tous avoir une Lisa auprès de soi. Qu'est-ce-que je deviendrais sans toi? Bon ça a fait un peu mal, mais si je ne faisais pas montre de mauvaise foi, tu me croirais malade."

Depuis qu'elle était venue, elle lui avait tellement apporté. Lisa ne devait pas se rendre compte à quel point, Ron s'était attaché. Tous ces petits moments ensemble mis bout à bout ressemblaient furieusement à ce que l'on pourrait qualifier de "bonheur". Les soucis semblaient disparaître, le sérieux s'envoler. Mais il existait ce petit démon. Invisible, intangible et pourtant réel qui prenait un malin plaisir à les séparer de façon virtuelle. Un démon que l'on ne peut annihiler qu'en l'ayant à l'usure lorsque son importance s'étiole, lorsque ses tortures deviennent indolores. Ron espérait pouvoir être celui qui allait détruire cette chose qui rongeait la petite Fée Triste qui vivait avec lui.

S'il savait que Lisa se considérait comme sans coeur ou insensible, Ron lui passerait un savon dont elle se souviendrait. Il voyait les richesses de l'âme de la jeune femme. Même si elle n'était pas aussi expressive qu'il le souhaitait, il avait appris à apprécier les demis-sourires, à décrypter le regard envoûtant de la jeune femme, à savourer les moments partagés avec l'humour.
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Sharona Scott
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Sam 26 Mai - 3:05

[Mes ptits choux j'aimerais beaucoup que vous sépariez vos actions de vos paroles ça fera plus jouli et moins coller ^^]

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Lisa Smith
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Sam 26 Mai - 11:42

Lisa vait fini son petit job temporaire d'infirmière personne de Mr Jord, job plutôt agréable à faire à vrai dire. C'était plus fort qu'elle, à vrai dire depuis avoir passé quelques semaines dans la rue - comment avait-elle pu en arriver là, elle qui avait été une gosse de riche toute son enfance! - elle avait attrapé une maniaquerie de l'hygiène, une phobie des microbes et autres. Alors Ron se laisserait gentiement faire. Elle aimait bien son petit 'bordel organisé', au diable les maisons où tout est sans arrêt à sa place, mais la maison était toujours incroyablement propre et fraiche, elle sentait bon. Elle allumait souvent des bougies parfumées qui innondaient les pièces de doux parfums de fleurs. Et puis ces odeurs si agréables masquaient délicatement l'odeur des cigarettes qu'ils fumaient tous les deux, et ils finirent par appréçier allumer des bâtons d'encens. Il règnait une ambiance très relax dans la maison, dans laquelle Lisa se sentait bien, et Ron aussi apparement puisqu'il n'avait jamais dit que ça le dérangeait. Bon peut-être se taisait-il par principe mais ça ne lui ressemblerait pas du tout. Liz lui avait demandé de toujours lui dire quand quelque chose le dérangait pour remédier aux aléas de la colocation.

D'un côté ça l'amusait qu'il n'appréçie vraiment pas ce genre de produits, car au lycée de la ville tout le monde connaissait les loisirs du Bad boy. Eh oui dans ce vaste lycée il ne fallait pas compter sur la discrètion, tout le monde savait tout sur tout le monde, et Lisa connaissait Ron de vue. Inutile de préciser qu'à l'époque, elle ne se serait pas imaginée même une seconde vivre un jour avec lui! Mais il avait tellement changé. Gardant sa désinvolture mais désormais emprunt d'une grande générosité et d'un calme si apaisant. Elle aussi avait beaucoup changé d'ailleurs, elle se demandait s'il l'avait vue dans les couloirs ou autre, et si c'était le cas, le contraste avec aujourd'hui! Au moins, elle avait gagné en maturité et elle était moins frivole que la jeunette de 20 ans de l'époque, ironisant la situation en le soignant, l'écoutant parler de cette petite qui avait l'air d'avoir beaucoup de problème.

A mesure qu'il lui expliquait, elle eut un frisson dans le dos, ça lui rapelait un peu sa propre histoire même si bien sûr, on n'avait jamais levé sa main sur elle. Mais ce sentiment de brisure au monde, de peur des autres, de manque de confiance. Elle détestait ça, mettres des mots techniques sur son mal-être. Comme une grande malade soignée à coup d'anxiolitiques. Son regard se perdit un peu dans le vague, empreints de leur flou habituel, puis elle revint à la réalité, à savoir Ron qui discuait avec elle. Elle inspira comme pour se rammener sur terre, et se tourna vers lui, au même moment que lui.


" Je vois. Quand tes propres parents lèvent la main sur toi, difficile d'avoir confiance en n'importe qui d'autre " commenta-t-elle à faible voix. Ses parents l'avaient mise dehors parce qu'elle était enceinte, ça comptait aussi? Sa voix s'étrangla sur la fin mais elle n'y fit rien paraître. Il ajouta quelque chose d'autre avec une pointe d'ironie.

" T'y arriveras j'en suis sûre, tu inspires facilement la confiance, j'espère qu'elle en profitera. Mais oui fais attention, au cas où l'envie lui prendrait de s'attaquer à l'autre main " finit-elle avec un demi-sourire pour plaisanter.

Evidemment en plein travail, elle le privait de ses grands gestes et de son excitation habituelle qui lui plaisait beaucoup, mais elle lui rendit vite sa liberté car elle venait de finir le bandage en lui demandant s'il avait eu mal. Pendant qu'il lui répondit en observant le résultat, elle ramassa silencieusement ses produits sur ses genoux, coton utilisé à part pour le jeter, mais attendit qu'il finisse pour aller ranger tout ça. Il lui dit qu'elle pourrait remplacer l'infirmière - mon dieu elle serait incapable de voir souffrir tous ces jeunes sans sombrer dansla déprime, elle n'avait pas la force de Ron - et ce qu'il dit après, même s'il plaisantait, la toucha beaucoup. C'était tout innocent mais elle sentit son estomac se contracter un peu, comme toujours lorsqu'on vous dit quelque chose de gentil ou de flatteur. Il avoua qu'il avait eu un peu mal en déclarant qu'elle aurait décelé tout mensonge, elle le connaissait bien maintenant.


" Oh je suis pas sûre de pouvoir être transportable dans une malette blanche à croix rouge " dit-elle d'un ton légèr, en se levant.

" Et sans moi tu serais très certainement mort de faim, d'ailleurs je vais mettre au four la quiche " ajouta la jeune femme avec un regard bienveillant en se dirigeant dans la salle de bain.

Lisa y rangea le reste de compresses, coton et produit puis jeta la coton. Elle se leva les mains et leva la tête vers le miroir du lavabo, elle avait vraiment une mine affreuse. Demain elle sortirait et prendrait le soleil, elle faisait trop peur à voir et ses joues légèrement creuses n'arrangaient rien. En réalité c'était plutôt mignon car ça accentuait ses fossettes mais pas pour elle. La jeune femme soupira doucement en s'essuyant les mains et retourna dans la cuisine, laissant Ron se reposer, ou quoi que çe soit d'autre, bref vaquer à ses occupations. De son côté elle se rendit à la cuisine et mit sa quiche préalablement préparée dans le four, ravie de voir qu'elle avait déjç l'air bonne. Elle adorait faire des quiches et des tartes avec tout ce qui lui passait par la tête dedans. Il y avait des râtés mais elle avait appris à voir se qui se mariait bien ensemble. Après quelques instants, elle retourna au salon, elle voulait profiter de la présence de Ron car c'était déjà le soir et que demain il retournerait travailler. Ah non! Demain c'était le week end. Ils pourraient faire un truc sympa. Cette pensée la réjouit intérieurement et c'est d'un pas déjà plus remplit d'allégresse qu'elle rejoignit le salon et se s'affala à côté de lui dans un soupir d'aise. Elle prit le paquet de cigarettes sur la table et en sortit une, et une autre à moitié.


" Je t'en allume une? " demanda-t-elle en cherchant des yeux le briquet.

C'était son habitude de toujours en allumer deux entre ses lèvres pour lui en tendre une. Après qu'il ait donné sa réponse, elle tira une taffe sur la sienne et souffla la fumée au dessus de sa tête, sentant immédiatement l'effet de la nicotine endormir son petit corps. Lisa posa sa tête contre le dossier du canapé tout près de celle de Ron.


" Oh y'a ce film que tu as loué hier, c'est quoi le titre déjà? On pourrait le regarder ce soir, si t'es pas trop fatigué. T'as passé une sacrée journée " commenta Lisa en voyant les yeux fatigués de Ron.

Son travail surtout pschologique - enfin suaf aujourd'hui apparement - jouait beaucoup sur sa fatigue physique tellement c'était intense. Il avait presque des vies entre les mains, des destinées à remettre sur le bon chemin. Peut-être faisait-il la même chose avec elle, pensa-t-elle secrètement. Une soirée dvd c'était bien, elle aimait bien se blottir dans le canapé en sentant son parfum si rassurant. Les lucarnes de la maison restaient ouvertes presque tout le temps, mais quand le soir tombait et qu'un vent frais s'inflitrait dans la maison, ils préfèraient prendre une petite couverture douce et la poser sur eux au lieu d'aller les fermer. Sans couverture et cochonneries en tout genre, une soirée dvd n'en est pas vraiment une non?
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Ron Jord
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Dim 27 Mai - 10:58

Les parents...ceux de Ron avaient eu un comportement exemplaire lors de son adolescence. Après avoir tenté de le "forcer" à revenir sur le droit chemin, ils avaient compris que tenter de soigner le corps sans soigner la psyché ne servait à rien. Tout avait commencé par leur divorce. Ron en avait été grandement affecté, ne comprenant pas pourquoi ses parents ne s'aimaient plus alors qu'ils étaient si "fusionnels". Dans son histoire personnelle, il vait eu la chance que le parti des adultes et le sien ai pu trouver un terrain d'entente et surtout que chacun se rende compte de ses erreurs. Lorsque son enfant unique est en train de glisser lentement mais sûrement vers la délinquance il y a toujours un épicentre. Et c'est ce dernier qu'il faut fouiller, épurer, comprendre tout simplement. A l'heure actuelle, ses parents s'entendent à merveille bien que séparés, et Ron les appelle souvent. Il leur doit la vie et sa renaissance. Ils ont été à la fois l'iceberg qui l'a fait couler et la bouée qui l'a sauvé.

Les mots que Ron avaiet employés n'étaient pas anodins. Il voulait montrer à Lisa que l'extérieur n'était pas peuplé de mauvaises personnes et de silhouettes maléfiques oeuvrant dans l'ombre à sa chute. La voix de la jeune femme avait tremblé et bien qu'elle ne changea pas d'attitude, cela n'avait pas échappé à Mister Jord. Ce n'était pas encore le moment de la grande confidence. Lisa s'arrêta là. Elle reprit rapidement le contrôle d'elle-même, comme beaucoup des jeunes dont il s'occupait, elle jalonnait ses paroles d'indices plus ou moins sensibles. Des petites pierres mises l'une au dessus de l'autre jusqu'à l'ouverture complète. Peut-être des ersatz de "tests" pour voir la réaction de son interlocuteur? Le simple fait qu'elle lui dise qu'il inspirait confiance le rassura sur la suite des événements. L'heure où la jolie et fragile Lisa se confierait viendrait un jour. Dans ces moments où sa fragilité apparaissait aussi clairement, Ron avait envie de la prendre dans ses bras, de lui caresser les cheveux et de la rassurer. De lui dire que le monde n'était pas si cruel et qu'à chque être méchant correspondait son parfait contraire. Il avait envie de lui expliquer quil ne faut pas sans cesse garder les yeux tournés vers son passé et qu'elle avait la vie devant elle. Qu'une blessure ça se suture à deux, et qu'il était prêt à être son couturier. Mais Ron ne le faisait jamais. Lisa était alors, semblable à un petit oiseau qui s'envolerait dès que l'on approcherait la main trop près.
La discussion se fit plus légère et Ron laissa là ses questions, ses hypothèses.


"Tu n'entres pas dans une malette à croix rouge mais je suis certain que tu peux pousser la porte de beaucoup de coeurs et de devenir pour ces derniers un véritable petit rayon de soleil."

Il lui adressa un petit clin d'oeil complice. Comment ne pouvait-on pas aimer Lisa? A moins d'être fou ou insensible bien sûr. A l'évocation du mort de faim, il esquissa une petite grimace. Avant l'arivée de Lisa dans sa vie, Ron se nourrissait essentiellement de pizzas livrées chez lui, de hamburgers achetés au fast-food du coin. Bref, le parfait petit américain qui passe ses journées à grignoter, à manger sur le pouce et à s'empiffrer de mets à faire pâlir d'horreur le pire nutritionniste. La malbouffe avait été remplacée par des plats que Lisa cuisinait. Certes, il y avait eu des expérimentations qui s'étaient plutôt mal passées mais généralement, il n'y avait rien à dire, et même si cela s'avérait pas très bon, Ron se faisait violence et mangeait tout. Jusqu'à ce que Lisa lui demande si c'était bon, qu'il réponde que oui et qu'elle le traite gentiment de "menteur". S'ensuit quelques éclats de rire et un repas plus conventionnel.

Elle se leva, rassemblant son nécessaire à torture et disparut dans la salle de bain. Ron en profita pour se lever à son tour. Il leva les bras et s'étira en poussant un grognement. Puis il se dirigea vers la fenêtre donnant sur la plage. Le soleil allait se cacher derrière l'horizon teintant la mer de reflets oranges, rouges, dorés. L'air iodé s'engouffra dans la pièce et ébourriffa les cheveux de Ron. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il alluma quelques bougies anti-tabac et les déposa sur la table basse avant de s'asseoir à l'envers et à genoux sur le canapé, les bras repliés sur le dossier, la tête posée sur ses avants-bras. Lisa repassa dans son champ de vision pour se diriger vers la cuisine. Il entendit le four s'ouvrir et un plat y être déposé. Son estomac se mit immédiatement à s'exprimer. La jeune femme revint et se laissa tomber dans le fauteuil. Ron s'asseya dans le bon sens, en tailleur. Elle lui tendit une cigarette allumée. Lisa avait l'habitude d'allumer deux clopes en même temps. Ron n'avait vu qu'elle faire cela et à chaque fois, cela le faisait sourire. Il tira une longue taffe avant de renverser la tête et de laisser s'échapper des petits ronds de fumée qu'il s'amusait à détruire immédiatement d'un geste vif de la main.


"Peu m'importe ce qu'on fait ce soir. Demain je bosse pas, on a toute la soirée pour faire ce qu'on veut."

Il déposa sa cigarette dans un cendrier, tendit la main et attrappa le plaid coloré qui était plié au bout du canapé. Il le déplia et le déposa sur lui et sur Lisa avant de se rapprocher de la jeune femme. Il dénicha sous un coussin la télécommande de la télévision et du lecteur DVD et lança le film tout en récupérant sa cigarette.

"Je crois que c'est Edward Scissorhands. Si tu veux après le film on ira se faire une petite ballade sur la plage. Une soirée DVD-promenade sous les étoiles, ça te va? Au diable la fatigue. Elle disparaîtra en même temps que la quiche"

Le logo de la 20th Century Fox enneigé apparut sur l'écran tandis que l'air se chargeait d'un agréable mélange de pâte chaude, et de vanille. Ron tourna la tête vers Lisa avec un air de "t'en dis quoi". Blotti ainsi sous un plaid chaud, sa petite Fée Triste à ses côtés, le monde pouvait bien s'écrouler que Ron s'en ficherait comme de l'an quarante.
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Lisa Smith
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Lun 28 Mai - 6:41

Très souvent lorsque Ron parlait, elle sentait parfois des répliques à double tranchant, comme s'il parlait toujours à moitié pour expliquer et à moitié pour elle. Il savait bien que quelque chose n'allait pas, la plupart du temps lorsqu'une jeune femme d'une vingtaine d'années se retrouve à la rue c'est que quelque chose ne va pas, ça n'est pas trop dur à deviner. Son malaise était palpable et le silence total qu'elle gardait concernant la moindre bribe de son passé était explicite. Et le plus fort dans l'histoire et qu'il ne lui avait jamais demandé de quoi il retournait. Enfin si une fois tout de même, comme toute personne normale, mais elle lui avait dit de l'excuser car elle ne voulait pas en parler et il n'avait plus jamais remis le sujet sur le tapis. Ron semblait avoir une nouvelle tactique après avoir compris que Lisa ne se confie pas aux inconnus comme la plupart des gens sont capable de le faire, il fallait qu'elle ait une confiance totale en la personne, pour ne pas être jugée ou méprisée pour son geste.

Lisa se l'avoua à elle-même, elle faisait énormément confiance au jeune homme qui lui avait prouvé sa loyauté et son attachement amical plus d'une fois. Et ce respect qu'il avait pour elle, comme personne auparavant, la mettait dans tous ses états. Jamais elle ne s'était sentie si importante et choyée, même par ses parents, c'était pour dire. Il méritait de savoir pourquoi il faisait tout ça pour elle. Elle lui parlerait, un jour, elle lui ouvrirait son coeur. Juste que... enfin, elle n'était pas prête. Maintes fois elle avait ouvert la bouche, décidée à parler et briser ce silence qui dure depuis près d'un an, mais elle l'avait toujours refermée en soupirant, ayant senti son coeur s'accèlerer au point qu'il devait résonner dans toute la maison. La peur grandissait et elle se rétractait, encore plus coupable. Chacun de leur côté ils s'adaptaient à l'autre, Ron en lui faisant subtilement comprendre qu'elle n'avait pas à se méfier de lui, et Lisa faisant de même en laissant sous entendre qu'elle lui faisait confiance.

Sa peur s'anihilait avec le temps qu'ils prenaient, elle avait peur d'aller trop vite maintenant pour les choses importantes, pour être sûre de ne pas agir sur un coup de tête regrettable par la suite. Et puis elle avait l'impression que s'il lui disait tout clairement, qu'il voulait l'aider, elle fondrait en larmes devant une telle intention. Et elle ne pleurait plus depuis des années, ses yeux secs et vides d'avoir trop pleuré. Déjà que sa gentillesse la touchait beaucoup! Elle avait désormais la capacité émotionnelle d'une cuillère à café et se sentait submergée à la moindre occasion, et elle trouvait ça pénible. Elle pouvait être froide et impénatrable sur certaines choses, et vulnérable et hypersensible à d'autres. Là où elle dérivait à la plaisanterie, il la suivait, en laissant au passage une de ses pensées si touchante à son égard. Encore une fois, elle ne se sentait pas appréçiée à sa juste valeur, surévaluée, comment pouvait-il voir tout çela en elle? Incapable de répondre, elle se contenta d'un sourire timide comme un remerçiement, puis disparut dans la salle de bain et la cuisine. Ses dernières paroles la préoccupait un peu. C'était lui son rayon de soleil, pas l'inverse. Combien de fois avait-elle voulu le prendre dans ses bras pour lui dire merci? Mais c'était impossible, elle tremblait de partout sans savoir pourquoi, après tout elle n'avait jamais eu 'directement' de problème avec les êtres humains! Elle avait juste perdu l'habitude.

Installée dans le canapé après avoir déplacé Ron - ça l'amusait de l'embêter - elle lui tendit une cigarette après lui avoir demandé s'il en voulait une en lui parlant des projets de la soirée, pensant au week-end qui s'anonçait. Sur la table, les habituelles bougies étaient allumées et le jasmin se répandit dans leur petit salon cosy qui devnait vite un coin de paradis. Ce salon n'avait rien à voir avec son ancien salon de sa villa dans sa jeunesse, mais il était dix mille fois mieux. Moins vaste et impersonnel parce que personne n'osait s'asseoir sur les grands canapé de cuir blanc. Ici, on sentait l'humanité, le vécu et l'histoire de cette maison qui inspirait le réconfort d'une fin de journée. C'était une maison tout simplement, pas la sorte d'hôtel où elle avait habité près de 20 ans. Elle sortit de son analyse de la maison de Ron, qui de son côté lui assura que la soirée était à eux puisque demain c'était congès. Elle lâcha un soupir d'aise à cette idée en le regardant faire des ronds de fumée ce qui l'avait toujours intriguée.


" D'accord super " dit-elle en laissant tomber quelques cendres dans le cendrier de la table basse.

" Oh mais comment tu fais ça! J'y arrive jamais et c'est pas faute d'essayer " lâcha-t-elle en tentant de faire la même chose.

Avec une tête de concentrée digne des professionnels, elle inspira une bouffé, se contentant de crapoter pour pouvoir souffler une fumée épaisse, essaya de faire des petits 'o' silencieux mais la fumée sortait de sa bouche en une masse informe et elle faillit s'étouffer. Au lieu de tousser, elle se mit à rire d'elle-même tellement la scène avait du être comique. Ca lui fit un bien fou de rire, c'était bien connu que rire remontait le moral et procurait un sentiment d'apaisement. Elle fut elle-même étonnée de s'entendre rire, dévoilant un grand sourire qui la gêna. Mais le passage de concentration extrême à toussage intensif était trop drôle. Lisa se mordit la lèvre de gêne pour réprimer son sourire et regarda Ron.


" Bon je suis loin de ressembler à la chenille d'Alice aux pays des Merveilles j'te l'accorde " conclut-elle en écrasant son mégot dans le cendrier.

Elle adorait ce passage dans le dessin animé où la chenille dessinait une multitude de choses avec sa fumée tout en emmêlant ses dizaines de pieds. En y repensant elle n'était pas sûre que Ron voyait de quoi elle parlait, tout le monde n'est pas fan d'Alice, mais c'était une scène culte et au pire elle lui expliquerait. Ah non mieux, ils louerait le dvd tiens, rien de tel que de forcer un garçon à réviser ses classiques Disney. Une brise de vent frais souffla et pénètra dans la maison et Lisa frissona un peu mais c'était en quelque sorte assez agréable de voir la chaire de poule sur ses bras. De son côté il lui annonça ce qu'il avait loué tout en ammenant le plaid sur eux et se rapprochant d'elle et Lisa sentit son coeur s'accèlerer. Etait-ce le rire, la cigarette, la fatigue? Aucune idée et peu importe, c'était bon de se sentir en vie à cette minute précise. Lorsqu'elle entendit le tire du film à mesure que la célèbre musique de la fox s'élevait dans la pièce, ses yeux brillèrent d'exitation.


" Toi tu as quelque chose à te faire pardonner non? J'adore ce film je l'ai vu y'a longtemps... et puis de toute façon n'importe quel film avec Johnny Depp annonce forcément une bonne soirée " répondit-elle en regardant la télé.

Il savait qu'elle était fan de l'acteur alors louer un film avec lui ne pouvait que la réjouir. Ron ajouta qu'une fin de soirée sur la plage finirait les choses en beauté et ça lui sembla une très bonne idée. Lisa recroquevilla ses jambes près d'elle en posant une main sur ses fines chevilles pour qu'elle se réfugient sous la couverture. Elle sentit le regard de Ron sur elle, un regard inquisiteur, alors elle tourna aussi la tête et leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres.


" Oui ça me va très bien " dit-elle à mi-mots.

" Espèrons juste que la quiche sois bonne alors " ajouta Lisa, ses grands yeux bleux brillants à la lumière de la télé.

Le film commença et elle finit par tourner la tête pour regarder apparaître un Johnny blanchâtre à la coiffure démente et aux mains d'acier. Elle se plongea dans le film en veillant à rester connectée à la cuisine pour éviter de cramer sa quiche. Sa tête à quelques centimètres de celle de Ron, elle la laissa doucement retomber sur son épaule, sentant son cou se défaire de sa douleur. A présent, elle était berçée par les repirations du jeune homme et il lui aurait suffit de fermer les yeux pour dormir du sommeil le plus paisible qui soit. Même Johnny ne valait pas l'épaule réconfortante de Ron. La télé éclairait faiblement l'autre canapé de la pièces et les quelques affaires personnelles qui traînaient ici et elle repensa à ses idées de tout à l'heure.


" J'aime vraiment bien cette maison " sussura-t-elle simplement, sans trop savoir pourquoi.

Elle ne lui avait jamais vraiment dit comme elle se sentait bien, et mieux, depuis qu'elle était ici. Lisa ne sut pas trop ce qu'il comprendrait de sa phrase mais qu'importe, elle avait juste pour une fois, dit ce qui lui passait par la tête au lieu de se torturer. Après 20 bonnes minutes de film, elle se dit que la quiche était prête ou du moins qu'il fallait voir où ça en était. La jeune femme leva sa tête de l'épaule de Ron et repoussa discrètement le plaid pour se lever et aller voir. Elle disparut dans la cuisine d'un pas titubant d'être restée assise les jambes repliées. Tout çela sentait vraiment bon et elle ouvrit le four pour sortir une quiche dorée et la poser sur la plaque de cuisson. Coupant deux parts, elle les déposa dans les assiettes accompagnées de fourchettes et d'essui tout, puis ammena tout ça dans le salon où elle alluma la lumière. Elle aimait bien cette lumière parce qu'elle n'était pas trop forte. Lisa posa le tout sur la table basse.


" Et voilà! J'espère que ça ne te causera pas une intoxication alimentaire " plaisanta-t-elle.

La jeune femme retourna en cuisine pour prendre de l'eau et deux verres qu'elle posa également sur la table. Johnny s'agitait toujours à l'écran et elle se réinstalla en tailleur, prenant l'assiette sur elle et commençant à manger après avoir souhaité un bon appétit à son ami. Pourquoi s'embêter à des conventions inutiles lorsque le bonheur pouvait se résumer à manger devant un bon film et en bonne compagnie! Qu'elle puisse se sentir bien avec si peu de choses la rendait perplexe.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Mar 29 Mai - 12:34

Ron observa Lisa essayer désespérément de faire des ronds de fumée. Sa mine sérieuse, un petit pli de concentration entre ses sourcils comme si cela allait l'aider, elle ne recracha qu'un immense nuage bleuté accompagné de la toux caractéristique. Chaque tentative se soldait par un échec mais chaque tentative le faisait toujours autant rire. Ron était incapable d'expliquer comment il faisait ces fameux ronds tant désirés par la jeune femme. Une habitude qu'il avait prise au lycée et qui ne l'avait jamais quittée. La première taffe était toujours finie par des anneaux brumeux.
Il prit une nouvelle latte et recommença, arborant un petit air de triomphe tout en passant sa main à travers les ronds vaporeux qui s'élevaient jusqu'au plafond, paresseusement. Il se tourna vers elle et lui donna une pichenette sur le bout du nez.


"C'est un truc d'hommes...tu peux pas comprendre petit scarabée. Et par pitié ne te transformes jamais en grosse chenille bleue. Je devrais dénicher des champignons géants et je doute que l'on trouve ça dans le coin."

Les Disney...Ron avait été élevé à ces dessins animés comme beaucoup de jeunes adultes. Ces animés plein de bons sentiments qu'il avait vite oublié en devenant ado et redécouvrait maintenant à l'âge adulte avec ce petit goût habituel des doux souvenirs de l'enfance.
Même si cette dernière avait plutôt mal tournée, les plaies refermées, elle apparaissait comme un époque bénie où rien n'avait d'importance où tout n'était que rires et simplicité. Ron retrouvait ce goût des choses banales et pourtant diablement attirantes au contact de Lisa. Si on lui avait dit, dix années auparavant, qu'il aurait reparlé d'Alice aux Pays des Merveilles il aurait ricané et lâché une de ses répliques acerbes et sarcastiques qui avaient jalonnées son adolescence. Le Roi de la Remarque Assassine c'était lui. Et pourtant, le démon qui avait pris le contrôle de son corps avait été dompté et devenait maintenant semblable à ces hamsters tournant dans leurs roues, Ron l'avait dressé à être un moteur dans sa vie et non plus un frein. Il avait toujours cette verve et cette gouaille adolescente mais il ne l'utilisait plus pour blesser autrui et éloigner les autres de lui même. Il élevait la voix lorsque les circonstances l'exigeait, non plus lorsqu'il en avait envie.
Les notes légères et les choeurs qui ponctuaient chaque film de Burton commencèrent à envhir la pièce. Ron entendit les paroles de Lisa comme assourdies. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Ce film, il l'adorait certainement autant qu'elle. L'histoire en était simple...comme toujours il s'agissait d'accepter sa différence et de vivre avec elle. Ca devait être pour cette raison bien précise qu'il adorait ce réalisateur qui arrivait toujours à retranscrire ce malaise communs à beaucoup de personnes mais que l'on préfère cacher pour le bien de son entourage. Il appuya sa tête contre le dossier et tourna son visage vers son amie. Leurs visages étaient terriblement proches. Instinctivement, il se mordit l'intérieur de la joue. Il aurait pu se perdre dans ces prunelles aussi profondes que l'océan et aussi mystérieuses que les abysses marins.


"Me faire pardonner? Ce n'est pas le genre de la maison. Et je n'ai pas prévu de faire quelque chose qui nécessiterait un pardon. Peut-être que j'aime aussi ce film tout simplement et que je pense qu'il te correspond bien. Et pour ta quiche...rien que l'odeur m'affame."

Elle détourna la tête se plongeant dans les images qui passaient sur l'écran tandis que sa tête se posait sur l'épaule de Ron. Il leva le bras lui offrant ainsi un refuge et posant sa main sur son épaule. Ils avaient l'habitude de regarder des films ainsi...blottis l'un contre l'autre, comme (un couple?) deux amis de longue date. Il sentait la respiration lente et régulière de la jeune femme contre sa peau, son odeur entêtante et vanillée, la douceur de ses cheveux, le velouté de sa peau de pêche. Lisa était un ravissement pour les cinq sens. Ron appuya sa tête contre celle de la jeune femme tandis que Johnny Depp était découvert dans un sombre grenier semblable à un bijou dans un vulgaire écrin.
Elle se sentait bien dans cette maison. C'était tout ce que Ron voulait. Qu'elle se sente bien, qu'elle trouve un havre de paix pour se recontruire seule ou avec son aide. Que cette petite maison humble et cosy ai un petit goût de paradis et de bonheur. Une parenthèse claire et lumineuse dans les ténèbres où marchait Lisa. Ces mots le remplirent d'un intense sentiment de bien-être. Il l'étreignit légèrement contre lui lorsqu'elle eut fini sa phrase. Il n'en espérait pas tant. Il ne savait quoi lui répondre à part cette tendre pression contre lui. Elle était bien et c'est tout ce qui importait.
L'odeur de la pâte chaude devint vraiment trop forte et tandis que Lisa se levait, l'estomac de Ron lança une longue plainte. Il porta vivement ses mains à son ventre comme si cela pouvait atténuer un rugissement de faim. Il esquissa une petite moue tandis que la jeune femme se levait et dispraissait dans la cuisine. Lorsqu'elle revint après deux voyages avec tout ce qu'il fallait, Ron s'asseya en tailleur et posa l'assiette entre ses genoux. Il frotta ses mains l'une contre l'autre, dans la plus pure attitude d'un gamin face à un gâteau au chocolat.


"Une intoxication alimentaire? J'en doute, ça sent trop bon. A l'attaque!"

Ron ne disait jamais bon appétit mais toujours à l'attaque comme si manger était une véritable bataille dont l'ennemi était le plat qui devait disparaître à tout prix. Il coupa un morceau, le porta à ses lèvres. C'était un ravissement pour les papilles. Il arrondit l'index et le pouce, formant un "O", en hochant la tête la bouche encore pleine.
Il reporta son attention sur l'écran tout en mangeant de bon appétit. Elle était loin l'époque des BigMac et autres Pizza Royale à réchauffer au mircro-ondes.


"C'est parfait comme toujours...tu devrais ouvrir un resto Lisa, je te vois très bien en chef cuistot maniant les épices et les ingrédients comme une magicienne."
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Mer 30 Mai - 8:43

En plus de çela, il la narguait et recommençait son oeuvre sous ses yeux brillants de larmes d'avoir trop toussé, trop pleuré, bref trop quoi que çe soit. En tout cas ça avait le don de le faire rire aussi puisqu'elle n'en était pas à sa première tentative. Malgrès leur âge, il n'était pas rare de les voir s'amuser à des jeuns enfantins, se taquiner ou agir sur des coups de tête, l'imprévisiblité ça avait du bon. Et puis après tout, ils n'avaient rien à prouver à personne, dans cette petite bulle qu'était la leur, dans leur maison un peu reculée de l'agitation de Miami. Selon Lisa, l'enfance reste encore la plus belle des périodes, l'âge de l'insouciance ou chaque décision n'a que de menues conséquences et où l'on peut faire ce que l'on veut sans être jugée. Avec Ron, elle retrouvait un peu ce sentiment, celui qui lui fait sentir que ses actions ne sont pas dangeureuses, qu'il ne la juge pas et çela l'aidait à prendre la vie avec plus de légèreté à certains moments - comme celui qui consistait à jouait au petits indiens avec le calumé de la paix. Il joua au faux macho en la faisant passer pour le petit bébé tout mignon à qui on pince la joue et elle lui lança un regard noir pour plaisanter genre ' et mon oeil avec '.

" Petit scarabé? Je préfèrerais mon jeune et intrépide padawan. Attention à toi, un jour je devrai te couper la tête pour prendre ta place... " lança-t-elle d'un ton excessivement mystérieux et diabolique.

Avec son index, elle effleura le cou du jeune homme pour mimer l'action du sabre laser. Oui, elle était complètement fêlée, mais si on partait dans les répliques cultes du cinéma on ne pouvait plus arrêter la petite Lisa. En plus, ils avaient cette passion du cinéma en commun et il n'était pas rare de les voir s'amuser à se prendre pour tel ou tel personnage qu'ils affectionaient. Lisa avait toujours pu passer des après midi ou des nuits entières à regarder ses films préfèrés, elle adorait le monde du cinéma, du jeu, de la complexité des personnages et de la capacité que tout çela avait à vous faire pleurer pour un oui ou pour un non. Puis Ron commenta son allusion à Alice au pays des Merveilles en fin connaisseur et la jeune femme fut agréablement surprise. Apparement il se souvenait de ce qu'il avait vu durant son enfance, tout n'avait pas été enfoui sous sa pénible adolescence. Une période tellement difficile, et ce pour tous, il lui en avait un peu parlé et de toute façon elle été déjà au courant, sans entrer dans les détails, des grandes lignes de son parcours par les bruits qui avaient couru. Désormais, elle découvrait que Ron était plein de petites surprises.


" Tant mieux, je suis pas fan des champignons. Mais je suis sûre que t'aurais quand même trouvé " répondit-elle avec un petit haussement d'épaule.

Après tout, il était obstiné quand il voulait, et puis c'était une grande qualité de faire les choses jusqu'au bout. Elle avait l'impression d'avoir toujours tout arrêté en cours de route. Notamment ses études, ce qu'elle regrettait amèrement, mais elle y avait été contrainte. Ses professeurs furent très triste d'apprendre la nouvelle car elle était vraiment bonne élève, elle préfèrait travailler plutôt que de se liver à ses histoires de clans, pour sortir de cet endroit au plus vite et réussir dans la vie. On peut dire que c'est réussi... Et elle y pensait chaque jour, refaisant sa vie avec des si... si elle n'était pas tombée enceinte, si elle n'avait pas avorté, si elle avait eu son diplôme que ferait-elle aujourd'hui... tout lui semblait mieux que ce qu'elle traversait aujourd'hui hormis une chose, une seule. 'Si' elle avait fait autrement, elle ne serait pas ici avec Ron. Ils ne parageraient pas ce canapé en disant des bêtises. Ils ne se salueraient pas avec ce petit rituel qu'ils avaient. Ils ne se baladerait pas sur la plage après dînner. Elle, de son côté, n'aurait jamais connu ce qu'était une vraie amitié. Cette taquinerie mutuelle était son jeu favoris, car malgrès tout elle gardait son sens de la répartie, on ne change pas sa nature profonde et ses réactions comme ça. Ron était pareil et la grande question était de savoir qui aurait le dernier mot, tout en restant soft quand même, ils étaient loin de se tirer les cheveux. En plus, note à part, Ron avait de bien trop beaux cheveux pour ça. Bref elle le regarda dans les yeux alors que leurs visages étaient tournés l'un vers l'autre, appuyé sur le dossier du canapé et haussa les sourcils amusée de sa remarque. Il venait de sous entendre qu'il ne comptait pas lui faire du mal ou faire quoique ce soit d'autre suceptible de devoir être pardonné un jour. Il avait décidment ce don de trouver les mots justes qui mettent en confiance. Elle décida donc de jouer sur le ' ce n'est pas le genre de la maison '.


" Dommage, je suis sûre que ça serait très drôle à voir... ça ravirait mon côté sadique sûrement " dit-elle en tournant la tête vers la télé pour donner une sorte d'empleur sérieuse à ses mots.

Lisa était la reine de l'ironie gentille, c'était dans sa nature et puis cette forme décalée d'humour prit au sérieux était une bonne carapace pour éviter de dire ce que l'on pense. Le film lui correspondait bien. Vivre avec un poid sur les épaules et réussir à continuer son chemin malgrès tout. Elle se pinca discrètement les lèvres, les yeux rivés sur le film.


" Tu diras pas ça dans 5 minutes " ajouta la jeune femme concernant la quiche, le regardant en coin pour montrer qu'elle restait dans la plaisanterie.

C'était le moment, le meilleur moment, celui où on se plonge dans l'histoire fictive sans penser à rien d'autre. Où le silence règne dans la pièce et seules les répliques et les chanson du film envahissent la pièce. Elle se collait contre Ron, la châleur humaine était celle qui réchauffait le plus après tout, et ce dernier passa son bras autour de ses épaules. Sa vie pourrait se résumer à çela qu'elle en serait très heureuse. Elle était parfaitement conscience qu'il était un garçon, qu'elle était une fille et qu'ils avaient passé la vingtaine depuis bien longtemps maintenant et que tout çela pouvait sembler très étrange. Non ils n'étaient plus un garçon et une fille mais bien deux jeunes adultes, et même les amis à cet âge ne regardent plus la télé de cette façon. Mais commenet qualifier leur relation autrement? Ils étaient chacun ce que l'autre avait de plus précieux mais Lisa avait bien trop d'admiration et de gratitude envers lui pour se rendre compte qu'elle pouvait séduire qui que çe soit, et la question serait encore: en avait-elle envie. Le bonheur qu'elle éprouvait à être avec lui lui faisait bien trop peur, elle qui avait trop l'habitude de ne pas être heureuse certes, mais au moins c'était quelque chose qu'elle connaissait. Rien de plus effrayant que l'inconnu. Alors elle essyait de se rassurer elle-même en mettant ça sur le compte de l'ambiance si sereine qui règne dans la maison et en prononçant ces quelques mots sur son état actuel, le fait qu'elle se sentait bien ici. Elle sentit Ron qui l'attirer contre lui, comme une petite étreinte qui signifiait que ça lui faisait plaisir. Elle enfouit un peu plus son visage contre son torse mais pour un court instant, en même temps tant mieux, elle se sentait perdre un peu le contrôle et le four criait à l'aide, tout comme le ventre de Ron. Tous les deux désormais installés pour manger, il lança sa phrase très napoléonienne avant de commencer à manger, avant de lui signifier par un geste que c'était vraiment bon. Lisa lui sourit en mangeant un peu elle aussi. Entre lui qui mangeait comme dix et elle qui ne mangeait pratiquement rien, ils faisaient la paire.


" Merci chef, ravie que ça vous plaise... " répondit-elle en buvant un peu d'eau.

" Ah oui, toi aussi tu trouves que je porterais bien la toque? " lança-t-elle amusée, en jettant un oeil à la télé. " Mais t'imagines, tu ne serais plus mon unique client privilégié " ajouta Lisa en levant le menton.

Elle aimait bien quand il lançait des projets de ce genre, parfois insencé, parfois réalisable, mais peu importait si ça avait un moindre rapport à la réalité ou non: lorsque lui parlait d'un futur même inventé, elle n'avait pas peur. Elle avait tenu les rennes de sa vie bien trop jeune et à présent il semblait vouloir l'aider à le faire avec elle, la déchargeant un peu du poid de sa vie. C'était agréable, ça la soulageait, elle aimait fermer les yeux et ne pas chercher plus loin. Malheureusement, ce qu'elle venait d'avaler lui tournait. Dingue comme elle n'arrivait plus à avaler quoi que çe soit. C'était toujours pareil, lorsque son mental commençait à aller mieux le physique déraillait, et vice versa. Un vrai cercle vicieux. Alors c'était très ironique de la penser chef cuisinier, elle qui n'arrive à rien avaler. Elle préfèra ne pas se forcer, de peur d'avoir à faire quelque chose qu'elle allait sûrement regretter. Pas ce soir alors que tout était bien parti pour passer une bonne soirée. Lisa alla déposer son assiette dans la cuisine, en espèrant que Ron ne fasse pas de remarque, bien qu'il eût l'habitude des petites névroses incontrolables de la jeune femme. La nourriture la faisait extrêmement stresser, elle n'arrivait pas à maîtriser cela et n'en trouvait pas l'origine. De retour dans le salon, elle but le plus tranquillement possible son verre d'eau dan le canapé en regardant la fin du film. Un peu tremblante, elle décida de prendre une douche avant d'aller balader. Lisa se leva, gratifia Ron d'un sourire un peu forcé et contourna le canapé.


" Je me dépêche de prendre une douche " lança-t-elle en lui ébourrifant les cheveux.

La jeune femme fila dans la salle de bain retira vite son short et son débardeur comme s'ils la gânait fortement et fonça dans la douche, ouvrant le robinet d'eau froide qu'elle laissa couler sur elle jusqu'à en avoir la chair de poule. Elle avait remonté ses cheveux dans un chignon négligé et laissa l'eau sur son cou pour la détendre. Les deux mains plaquées sur les yeux, elle se demandait quand est-ce que ces crises d'angoisses venant de nulle part allaient enfin s'envoler à l'autre bout du monde et la laisser en paix. Dès qu'elle se sentait bien, c'était comme si quelque chose se déclanchait en elle pour la faire replonger dans le noir. Après 10 bonnes minutes sous l'eau, elle sortit pour éviter de se transformer en glaçon. Entourant son corps d'une serviette blanche, elle s'essyua grossièrement et l'accrocha, puis sortit discrètement de la salle de bain vers sa chambre car dans la précipitation elle n'avait pas pris de vêtements pour se changer. Lisa enfila un jean clair, des tongs bleu ciel, son haut de maillot de bain parce qu'il traînait là et elle mit par dessus un t-shirt à manches courtes rayé bleu et blanc, et elle prit une veste grise au cas où il ferait frais. Elle sortit de la chambre et revint dans le salon devant Ron. La pièce était bercée par la lueur de la lune. Elle adorait la nuit.


" C'est bon je suis prête on part quand tu veux " dit-elle tout bas en retirant l'elastique qui retenait ses cheveux, les laissant volumineux et ondulés légèrement, retomber sur ses épaules, regardant le sol.

[Désolée j'ai un peu de mal à faire dans le 'concis' lol u_u"]
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Sam 2 Juin - 18:32

[o.O t'étais inspirée dis donc!]

Les menaces de la future Jedi le firent éclater de rire. Ils avaient souvent ce genre de petits "délires" entre eux. Le pire étant lorsque Ron essayait en vain de prendre l'accent digne d'un Corleone sans grand succès. Elle avait une forme d'humour que Ron trouvait irrésistible, un mélange de sarcasmes parfois très sombres et de blagues plus enfantines. Lisa jouait autant sur un de ces tableaux que sur l'autre, à tel point que parfois distinguer l'humour de la vérité pouvait s'avérer ardu pour qui ne la connaissait pas parfaitement. Leur petit échange dura quelques minutes où chacun essayait de voler le dernier mot à l'autre tandis que sur l'écran du téléviseur, Johnny Depp trouvait une place dans le quartier en coupant des cheveux.

La soirée s'annonçait excellente. Ron avait sacrément mis à mal la part énorme de quiche dont il avait été gratifié. Tout en buvant son verre, il écouta sa réponse à propos du restaurant. Le client privilégié...Ron sourit aux paroles de Lisa. Il devrait mettre son côté ces petites pointes de jalousie qu'il s'était surpris à ressentir lorsqu'une paire d'yeux masculins se posaient sur la jeune femme. Il devrait la laisser voler seule et simplement la regarder épanouie retrouver sa place dans la société. Ron savait qu'elle ne l'abandonnerait pas. Ils avaient trop en commun, ils avaient partagé trop de choses en tant qu'amis. Ces moments de complicité qui sont comme un pied de nez aux démons qui l'habitaient, cette passion commune pour le cinéma, le fait qu'il redécouvrait des plaisirs simples à ses côtés et qu'elle, elle réapprenne à vivre.

Comme toujours, Ron dévorait son repas alors que Lisa le mangeait du bout des dents. Au début, il avait bataillé à elle pour qu'elle mange plus mais peine perdue. Elle se leva, après avoir fini son verre d'eau et se leva pour aller ramener son assiette dans la cuisine. Ron lui adressa un regard inquiet, même s'il ne négociait plus la quantité à avaler pour qu'il juge cela satisfaisant son regard était plus éloquent que des mots. Il baissa les yeux sur sa propre assiette et poussa un léger et inaudible soupir. Du bout de sa fourchette, il repoussa les restes de sa part de quiche éventrée et dispersée aux quatre coins de l'assiette. Il se leva à son tour, croisant Lisa au passage, vida son assiette, la rangea dans l'évier et alla reprendre sa place aux côtés de la jeune femme, un bras autour de ses épaules.

Le vent soufflait doucement à travers la fenêtre. Les stores s'agitaient mollement, les flammes des bougies dansaient et le film se poursuivait. Ron sentit la jeune femme trembler légèrement contre lui. Il lui effleura doucement l'épaule du bout des doigts comme si ce simple contact pouvait l'apaiser. Il remarqua alors qu'une étrange forme de communication s'était développée entre eux. Bien souvent les mots devenaient inutiles. Il savait comment réagir à telle ou telle réaction de Lisa et vice-versa. Un soutien mutuel basé sur les sensations plus que les paroles. Cette étrange harmonie fusionnelle s'était installée au fur et à mesure. C'était la façon que Ron avait trouvé pour répondre aux silences parfois pesants de Lisa.

Les images défilèrent sur l'écran pour finir sur ce plan fétiche du film...la danse sous la neige. Les choeurs retentirent une dernière fois tandis que l'écran devint noir et que le générique se mette à défiler. Ron ouvrit le plaid et Lisa s'extirpa du canapé. Elle allait prendre sa douche. Le jeune homme resta dans le salon tandis que le pas léger de la jeune femme s'éloignait. Il éteignit la télé, éjecta le DVD et le rangea dans son boîtier tandis que le bruit de l'eau coulant dans la chute remplaça les accords de Elfman. Les mains dans les poches arrières de son jean, Ron laissa son regard errer sur le salon, les meubles, les photos posées sur un buffet, des clichés tirés de "la terre vue du ciel", les bougies qui poussaient comme des champignons. En tournant sur lui même, Ron distingua du coin de l'oeil une forme blanche traverser furtivement le couloir. Un sourire apparut sur son visage tandis qu'il détournait la tête. Elle avait dû oublier ses vêtements...combien de fois lui avait-elle dit depuis la salle de bain "sors pas maintenant de la cuisine, attends deux secondes" suivi d'une cavalcade jusqu'au claquement de la porte de sa chambre.

Le salon était plongé dans une semie-obscurité, éclairé uniquement apr les quelques bougies encore allumées. La lune lançait ses rayons obliques dans la pièce. Lisa sortit enfin de sa chambre, Ron se tourna dans sa direction. Comme toujours, elle était ravissante. Il commençait à se dire qu'un rien ne lui allait. Elle était vêtue simplement et c'est cette simplicité qui était rafraîchissante. Il se pencha, souffla les mèches des dernières bougies avant de se relever, proposant son bras à Lisa.


"Et bien, je suis prêt, tu m'as l'air plus que prête, allons-y!"

Ron jetta un dernier coup d'oeil au salon, à l'affut d'une bougie encore allumée ou d'un bâton d'encens en train de se consumer. Tout avait l'air bon. Il attrappa les clés de la maison sur la porte, et la ferma. Il faisait frais mais pas froid, la lune était haut dans le ciel et éclairait tout d'une lumière fantômatique presque bleue. Ron prit une grande inspiration, coula un regard en coin à Lisa et se mit à marcher, l'entraînant derrière lui.

Il aimait les balades nocturnes. L'endroit où ils habitaient était du genre paisible permettant ce genre d'activités dans une relative sécurité. Ron pouvait rester des heures allongé à contempler la course des étoiles. Il connaissait quelques constellations qu'il pointait alors du doigt, les nommant et expliquant le mythe qui y était rattaché. Etendu ainsi sous le ciel, donnait l'impression d'être minuscule. Ron aimait cette sensation, cette sensation de savoir qu'il existait quelque chose d'infiniment grand et bon qui existait.
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Lisa Smith
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Lun 4 Juin - 13:21

En partant, elle sentait bien le regard de Ron sur elle. Il s'inquiètait, c'était évident et un peu normal. Au début il essayait de la ' forcer ' un peu à avaler plus que deux bouchées mais compris vite que ce n'était pas par fénéantise, mais qu'elle n'y parvenait vraiment pas. Et ca la gênait beaucoup, surtout qu'elle aimait bien faire la cuisine et l'entendre dire que c'était bon. Elle se voyait bien en femme active qui travaillait, faisait la cuisine par envie et par goût et jouait avec ses... enfants. Le mot qui faisait mal. C'était cliché mais Lisa recherchait un équilibre qui lui semblait à des années lumières de ce qu'elle était capable de faire. Et ça la décourageait. Avec son coeur et sa bouille d'enfant, elle se sentait vieillir, approcher la trentaine avec ce sentiment qu'elle revivait sans cesse la même chose sans vraiment 'avancer'. S'il ne la motivait pas comme il le faisait, elle se laisserait aller à mourir alors qu'elle avait sûrement de jolies choses à vivre avant.

Le plus marrent dans l'histoire était que c'était elle qui le faisait rire, elle disait des tas de bêtises mais son humour l'amusait. Il était certes un peu spécial mais au moins il ne faisait rire que les gens spéciaux et ça lui allait bien comme ça. Ron était de ceux-là, il comprenait toujours ce qu'elle voulait dire, ne prenait jamais mal ses taquineries et riait avec elle. Entre les blagues du cinéma, d'Alice, du restaurant empoisonné, la soirée était sous le signe du nimportnawak. Si seulement elles n'étaient pas là, ces palpitations, ces angoisses. Même elles, Ron les percevait désormais. Lorsqu'elle était revenue s'asseoir, fébrile, il la regardait inquiet mais ne lui dit rien, préférant l'apaiser par ce petit geste, cette caresse sur son bras. Elle ferma les yeux et ne le regarda pas, incapable de savoir ce qu'elle pourrait faire. Parler n'était en effet plus utile, il ne pouvait rien pour l'aider à part ' être là ', et il était là. Lorsqu'elle angoissait, il se chargeait de l'apaiser et elle se sentait de suite mieux.

Rien de tel qu'une douche pour se rafraîchir les idées, qui se faisaient décidement de plus en plus embrouillées. Le problème était que la salle de bain était le refuge pour mademoiselle Smith, si bien qu'elle s'y engoufrait rapidement lorsqu'elle se sentait dans une position incofortable et avait oublié du coup ses affaires. Elle faisait le coup à chaque fois et détestait çela parce qu'elle devait se balader à moitié nue dans la maison en hurlant à Ron de regarder ailleurs s'il voulait voir le jour se lever le lendemain matin, alors qu'elle était pudique comme pas deux. La faire mettre en maillot de bain était toute une épreuve, et à Miami c'était un comble vu que les filles se baladaient même comme ça dans la rue. Lisa les regardait envieuse, même si Ron lui disait qu'elle n'avait rien à leur envier. Si, elles étaient bien dans leur peau, pas elle. Là au moins avec son t-shirt et son jean elle étaity plus-simple-tu-meurs mais se sentait bien. Elle respira un bon coup pour se donner du courage et attrapa le bras du jeune homme.

Ils sortirent et commencèrent à avancer dans la fraîcheur de la nuit, juste agréable, pas trop froide. Lisa fermait les yeux et se laissait guider par Ron qui tenait son bras croisé dans le sien. Comme si elle marchait sur un fil invisible, ou comme un test de confiance, à la ' je tombe en arrière pour voir si tu me rattrape '. Elle les réouvrit enfin et regarda les passants, des jeunes en bande, des couples qui s'embrassaient, des couples qui semblaient encore moins couple qu'eux, des joggeurs du soir parce qu'il faisait bien meilleur. Lisa serra un peu plus Ron. Elle se souvenait d'un soir au bar, ils étaient tous les deux en train de discuter et de rire, lorsqu'elle remarqua une bande de filles à la table un peu plus loin qui observaient Ron en gloussant. Ce dernier n'avait rien remarqué, mais Lisa s'était tournée vers lui en souriant. Ces filles ne voyaient que son extérieur certes plus que suffisant en soi mais elle, elle avait la chance ce le connaître, elle avait la chance d'être sa petite protègée. Ils arrivèrent tous deux à la plage et elle se rendit compte qu'elle était vraiment bien, là, avec lui. Elle se mordit la lèvre et chercha quelque chose pour briser ce sentiment un peu trop bon à son goût.


" Le dernier arrivé sur la plage fini dans l'eau tout habillé ! " lui lança-t-elle d'un ton étonnamment calme pour faire contraste, avec juste un sourire taquin.

Le temps qu'il capte ce qu'elle venait de dire, elle lâcha son bras et se mit à courir jusqu'à sentir le sable sur ses tongs, et se retourna pour voir Ron arriver vers elle, et la dépasser, le bougre. Elle se mit à rire et essaya de le rattraper. Evidemment courir en tong n'était chose aisée et elle se sentit tomber, alors elle en profita pour entraîner Ron dans sa chute, lui tombant à moitié dessus. Lisa éclata de rire et se mit sur le dos, le sourire aux lèvres, balançant ses tongs dans les airs, reprenant son souffle.


" J'ai gagné quand même, j'avais des circonstances aténuantes ! " dit-elle pour anticiper toute victoire du jeune homme, pendant que ses tongs retombaient sur le sol.

" Faudrait que je pense à grandir, j'ai passé l'âge, mon pauvre dans quoi je t'embarque des fois... " ajouta Lisa plus doucement.

C'est vrai qu'elle avait l'impression qu'elle lui prenait beaucoup de son temps. Peut-être voulait-il rencontrer quelqu'un de bien plus normal qu'elle, c'est vrai, depuis qu'elle était là elle ne l'avait pas entendu parler d'une fille, d'une autre fille. Elle ne connaissait pas son passé amoureux. Et à leur âge, on a tendance à chercher à sa caser... Enfin elle sentait bien qu'entre eux c'était plus que de l'amitié, il vivaient ensemble, partageaient les joies et les peines de la vie ensemble comme un couple, mais il manquait cet acte de se livrer, de s'abandonner à l'autre vraiment. La chose qui redoutait Lisa. Et lui voulait-il se livrer totalement à elle aussi? Elle tourna la tête et se trouva près de la sienne, son regard planté dans le sien, respirant l'odeur du sable chaud et du vent marin. Un peu comme dans le canapé tout à l'heure, lorsque leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres et qu'ils échangeaient ce regard silencieux si étrange. Ce moment de quelques secondes qui justifiait les questions qu'elle se posait. Mais comme d'habitude, c'était elle qui le brisait en tournant la tête, et fouilla dans sa poche après son i-pod qu'il lui avait offert pour son anniversaire, qu'elle transportait toujours sur elle. Il savait qu'elle adorait la musique et ca cadeau la remplit de joie. Elle mit un écouteur dans son oreille, rapprocha son bassin de Ron et lui mit l'autre écouteur dans l'oreille.


" Ecoute. J'adore cette chanson " murmura-t-elle en appyant sur play.

Travis entonnait Re-Offender ♥ chanson qu'elle écoutait en boucle depuis un moment. Elle aimait fermer les yeux et écouter les bruits sourds de la chanson qui l'emmenait ailleurs. Sa tête tourna légèrement dans le sol, ses cheveux chatouillant le cou de Ron. Lorsqu'elle les rouvrit, elle vit le ciel étoilé, ciel que Ron adorait contempler en lui parlant des constellations, ce qu'elle adorait. Depuis toute petite elle adorait les histoire et il racontait ça tellement bien. La lune commençait à faire son apparition et Lisa esquissa un petit sourire.
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Ron Jord
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Mar 5 Juin - 5:08

Ron ferma la porte de leur maison, il avait oublié toute notion d'appartenance depuis l'arivée de Lisa. Il l'avait accueilli, ce qui était à lui était à elle, rangea dans sa poche le trousseau de clés et en un sourire reprit le bras de la jeune femme. Ils s'engagèrent dans la rue et allèrent directement vers l'océan. On entendait, lointain et doux, le bruit ronronnant du reflux des eaux. La brise était fraîche même si la température était toujours aussi chaude. Les étoiles au ciel commençaient à scintiller et la lune ronde et pâle avait remplacé le brûlant soleil. Des commerçants baissaient le rideau de fer, d'autres allumaient leur enseigne. Même s'il se faisait tard, la ville était toujours aussi vivante, grouillante de gens, mais la faune avait sensiblement changée.

Rien de tel qu'une balade alors que la nuit tombe. On croise toujours une foule bigarrée et hétéroclite dans les rues. Avant l'arrivée de Lisa, Ron se promenait seul, laissant courir son regard sur ces inconnus et s'amusait à imaginer leur vie. Ce jeune homme par exemple, en costume-complet, devait être un jeune cadre dynamique, ne refusant aucune heure suplémentaire pour montrer à son patron à quel point il était motivé. S'il marchait si vite c'était pour rejoindre sa fiancée qui râlait constamment à propos de ses horaires de travail. Ce vieux clochard là, celui qui jouait tous les soirs du violon, était un ancien artiste à la carrière brisée à cause d'une obscure histoire d'amour avec une célèbre diva. Le refus de cette dernière l'a détruit et depuis, il dispensa le peu de chaleur qu'il a au fond de lui en jouant de petits airs gais et entraînants. Oh et ce couple de joggeurs étaient les meilleurs amis du monde...mais le jeune homme est amoureux de sa compagne qui est une sacrée coureuse de caleçons. Il souffre de la situation mais ne le lui a jamais dit. Ron avait eu l'occasion de rencontrer ces deux personnes et les regards du jeune homme ne l'avaient pas trompé.

Coulant un discret coup d'oeil à Lisa, Ron vit qu'elle avançait les yeux fermés. Un sourire apparut sur ces lèvres. Elle avait l'air si sereine, si...bien. Lorsqu'elle les rouvrit, Ron se reconcentra immédiatement devant lui. Ils marchaient calmement, pas la peine de se presser. Ils avaient tout leur temps. Ils commencèrent à faire leurs premiers pas dans le sable, lorsque Lisa brisa le silence. D'une voix toute calme, il lui lança un défi que Ron ne comprit vraiment que lorsqu'elle se mit à courir devant lui. L'instant de rêverie passée, il lui emboîta le pas. Hors de question qu'il finisse à l'eau. Il lui cria de l'attendre, qu'il fumait vraiment trop, tout en la rattrappant peu à peu. Alors qu'il la dépassait, il lui adressa un salut de la main accompagné d'un tirage de langue avant d'accélérer. Il sentit alors deux mains attrapper son tee-shirt avant de remarquer que le sol se rapprochait dangereusement. Lisa lui tomba à moitié dessus et ce fut ses éclats de rire qui le firent se retourner, le nez plein de sable et un éternuement qui ne voulait pas sortir. Un "atchoum" sonore plus tard, Ron se mit à rire également.


"Gagné? T'es qu'une tricheuse. Si tu m'étais pas tombée dessus je serais déjà dans l'eau en train de te pousser dans les vagues!"

Il indiqua d'un ample mouvement de bras l'océan criblé de petites tâches d'argent. Grandir...c'est bizarre lorsqu'on est enfant on veut devenir grand et lorsque l'on est grand on veut redevenir petit. Il fixa Lisa avec une petite moue avant de reprendre.

"Grandir? Mon Dieu j'espère bien que non. Les gamins commencent à m'appeler "Monsieur", ça craint. Et si tu m'entraînes dans des trucs de fous sache que je te suis avec joie."

Ron se retourna, se mettant sur le dos et croisa un bras derrière sa nuque. Il tourna la tête vers Lisa, tandis que son fou rire s'apaisait. Il se passa une main sur le visage sans perdre son sourire. Un nouveau long échange de regard eut lieu, sans paroles inutiles, sans mots futiles. Juste le fait de se plonger dans les prunelles de l'autre. Comme toujours dans ce genre de circonstances, elle détourna la tête. Fouillant dans sa poche, elle sortit l'i-pod qu'elle ne quittait jamais et qu'il lui avait offert il y a quelques temps. Un petit "bip" se fit entendre alors qu'elle allumait le petit boîtier qui renfermait ses musiques préférées. Elle lui glissa un écouteur dans l'oreille. Immédiatement, il reconnut ces notes de guitare, claires et légères, et lorsque la voix retentit caressante et pleine de mélancolie, plus aucun doute n'était possible. Travis, re-Offender. Ron ne connaissait pas cet artiste avant la rencontre de Lisa, et il admettait maintenant en être féru. Il sentit les cheveux de Lisa contre son cou et rapprocha sa tête de la sienne, tempe contre tempe, leurs yeux rivés au ciel étoilé. Ron prit une grande inspiration. La chanson correspondait bien à cet instant. Le monde autour semblait avoir disparu.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Jeu 7 Juin - 6:03

Alala c'est beau hein?

Des amis c'est magnifique surtout quand il ne remarque meme pas que la flamme qui les lie est plus que de l'amitié. Mais de quoi je parle moi? Je me fous pas mal de l'amitié ou de l'amour qui vous lie moi tout ce que je veux c'est votre malheur, je suis mignon vous ne trouvez pas? Enfin voilà le scénario, amusez vous, criez, pleurez j'aime votre chagrin et votre peur.

" Lisa ton portable vibre, tu décroche voilà ce que je te dis "C'est beau l'amitié mais ne crois tu pas qu'il ne veut que quelque chose de toi? Tu as déjà tué quelqu'un voudrais-tu recommencer à cause d'un accident tout bete. Non tu n'as tué personne? Si, le bébé que tu avais, l'avortement que tu as eu, c'était tout simplement un meurtre. Tu ne t'en remet pas? C'est normal comment veux-tu accepter que tu as tué quelqu'un? bip bip bip...."

Tu as le choix pour ta réaction, tu jettes le portabl ou tu t'enfuis en courant mais je veux voir de la peur dans ton regard. Après tout quand le passé ressurgit cela ne fait jamais de bien. Tu pleure? J'adore. Tu hurles? C'est encore mieux.
Toi mon petit Ron, tu comprens de moins en moins la situation tu l'aimes mais de quelle façon? Pourquoi ne parle-t-elle pas de la personne qui l'avait appelé et pourquoi elle tira cette tete?

Je vous ai effrayé? C'est bien ce que je cherchais.


Redoutez moi.
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Lisa Smith
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Jeu 7 Juin - 12:57

Il est vrai que Lisa était du genre lunatique et changeait d'humeur comme de chemise. Elle s'avouait elle-même qu'elle était parfois dur à suivre. Des hauts, des bas, elle n'avait jamais d'humeur constante et passait du coq à l'âne sans arrêt pour essayer de se sentir mieux. Après, c'était juste une question de caractère mais au final il était difficile de la cerner. De toute façon à la base, quelqu'un qui parle peu de sa vie hormis dans l'instant présent, difficile de vraiment savoir qui elle est. La passé forge la vie, forge le caractère, forge le destin. Lisa était duale entre les bribes de sa personnalité d'avant et le résultat de l'avortement aujourd'hui. Rêveuse, amusante, enfantine... malheureuse, secrète, pudique. Autant d'adjectifs qui formaient sa personnalité complexe. Elle peut passer de l'un à l'autre sans raison, juste par un pincement de son coeur abîmé. Difficile pour Ron alors de savoir sur quel pied danser, elle qui semble si proche de lui une minute et à des années lumières l'instant d'après. Elle qui ne lui dit rien et semble incapable d'éprouver le moindre sentiment. Elle qui flotte juste quelque part au dessus de la terre sans faire attention à ce qui l'entoure parce que ça la fait souffrir, ou parce qu'elle ne connait pas, ou parce qu'elle a peur de faire confiance.

Dans ces moments là, elle tente de libèrer son esprit qui sans cesse tourne à cent à l'heure, sans jamais de répit qui lui apporterait un peu d'apaisement. Qu'est-ce qu'elle aimerait le soir, débrancher le cable et arrêter de penser, ou boire une potion qui la plongerait dans un sommeil sans rêve. Lisa rêvait suffisement éveillée comme ça. Elle se réfugiait quelque part dans son monde bien à elle où elle laissait entrer Ron peu à peu, jours après jours et mois après mois. Le temps passait, à la fois ennemi et un peu plus allié désormais grâce à lui. Elle sentait au fond d'elle qu'elle avait la force de guérir ses blessures si elle se décidait à ouvrir la bouche mais ne trouvait pas cette force. Si, elle était là, mais loin, très loin enfouie sous la peur du rejet. Dans ses nombreuses sautes d'humeur, elle laissait parfois ses pulsions envahir tout son corps et se laissait guider. Comme celle de courir dans le sable dans des éclats de rire. Comme celle de tomber au sol parce qu'on a couru trop vite. Celle de partager un moment de rire et sans contrainte avec la personne à qui on tien le plus.


" Mais bien sûr! Justement je suis tombée à cause de ça - elle pointa la tong - toi t'es en baskets c'est pas du jeu " récitifia-t-elle en levant le menton l'air taquin.

Il la faisait rire quand il éternuait et encore plus lorsqu'il riait. Son rire était grave, elle trouvait ça marrent un homme qui riait. Ron était un peu comme elle dans le fond, terre à terre et drôle par moments, rêveur et pensif à d'autres instants. A deux ils étaient capable de sortir les pires bêtises et de parler du monde qui les entourait très sérieusement la seconde d'après. Elle avait suivi son regard vers les vagues. Autant elle avait terriblement le vertige, autant elle adorait l'eau. C'était bizarre. Elle se sentait protègée sous l'eau, elle adorait être sous la douche ou plonger la tête dans la baignoire. En mer, elle était constemment sous l'eau, c'était un excellente nageuse, plongeuse et autre. Se laisser flotter était le chose la plus magique qui soit. Mais par contre elle avait la tête qui tournait dès qu'elle montait sur un tabouret, ce qui était à mourir de rire pour les autres et complètement flippant pour elle. Lisa esquissa un sourire à ses propos, qui la confortait toujours un peu plus dans l'idée que Ron était au final le bienvenu dans son monde mi-fantastique, mi-torturé.


" Ohoh, monsieur. Bientôt la maison de retraite à cette allure là " plaisanta-t-elle.

Elle ne voulait pas laisser passer sa dernière phrase comme elle le faisait tout le temps.


" D'accord je prends note " ajouta Lisa en tournant sa tête vers les étoiles.

A regarder le ciel, elle se sentait fixement collée au sol, enfonçée comme jamais dans le sable. Si Ron n'était pas là elle aurait l'impression d'être aspirée par le sol. Lisa accordait beaucoup d'importance à la nature, depuis toujours elle se sentait en osmose avec les éléments. Le silence, les odeurs, le bruit de la mer, tout çela lui faisait aimer la vie. Dès qu'il y avait des gens qui venaient polluer sa sérénité elle n'y trouvait plus d'intêret. Certains ont besoin des autres pour vivre mais pas elle. Enfin désormais elle avait besoin de Ron. Rapprochée de lui pour pouvoir lui faire écouter la chanson qui passait quelque fois 'chez eux', elle respirait profondément. Le bruit des vagues qui se brisaient sur la plage parvenait à leurs oreilles. Le sable était frais et glissait sous son dos. Ron semblait aussi appréçier ce silence religieux qu'inspirait la musique qu'on aime. Evidemment, comme depuis 27 ans environs, chaque moment agréable était brisé par quelque chose de beaucoup moins agréable, à savoir le bruit criard et dérangeant d'un téléphone qui sonnait. Lisa grogna et soupira, extirpa le téléphone avec grand peine de son jean et regarda l'écran. Numéro inconnu. Elle retira l'écouteur de son oreille et se releva, assise dans le sable toujours à côté de Ron.


" Allo? " lança-t-elle d'une voix faible.

Elle n'aimait pas décrocher sans savoir qui c'était mais elle n'avait pas vraiment réfléchi. Elle aurait du.


"C'est beau l'amitié mais ne crois tu pas qu'il ne veut que quelque chose de toi? Tu as déjà tué quelqu'un voudrais-tu recommencer à cause d'un accident tout bete. Non tu n'as tué personne? Si, le bébé que tu avais, l'avortement que tu as eu, c'était tout simplement un meurtre. Tu ne t'en remet pas? C'est normal comment veux-tu accepter que tu as tué quelqu'un? bip bip bip...."


Cette voix, grave, qui donnait des frissons... ça ne pouvait-être que lui. L'homme qui fourait son nez dans tout Miami et qui venait essayer de rendre les gens malheureux au possible en leur rapelant des événement douloureux. En les faisant chanter. En leur faisant du mal. Tout le monde entendait parler de Mr. Dark, les journeaux s'étaient saisis de l'affaire, les policiers aussi. C'était l'ennemi publique invisible numéro un. Celui qui en savait trop sur tout le monde au point d'être inquiètant, au point de se sentir... espionné. Rien de plus angoissant.

Lisa resta la bouche entre-ouverte, son coeur palpitant à tout rompre. Elle garda le téléphone contre sa tempe, la tête martelée par les bip. Comment savait-il? Comment pouvait-il venir lui dire ça? Elle sentit la panique s'emparer d'elle, il lui avait parlé de Ron comme si elle pouvait recommençer son sénario catastrophe, il l'avait traité d'assassin. Sa respiration hâletait et devenait bruyante, elle se sentait mal. Elle finit par lâcher le téléphone et se leva d'un bond, regardant autour d'elle avc inquiètude, tout en continuant de respirer fort de déglutir avec difficulté, les yeux brûlants. Où était-il à les regarder?


" Ron on devrait... on ferait mieux de... " lança-t-elle d'une voix tremblante.

Elle n'arrivait pas à la regarder, elle se contenter de pincer fort les lèvres et de trembler, en regardant partout autour d'elle.
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Ron Jord
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Jeu 7 Juin - 16:02

Ron haussa un sourcil à la remarque à propos du "monsieur" de Lisa. Il lui attrappa la joue et la lui tirailla doucement comme on le fait à un enfant qui vient de commettre une minuscule bêtise. Il lui tira la langue avant de la lâcher et de se remettre dans la même position qu'il occupait quelques secondes auparavant. Il posa simplement sin index sur la bouche de Lisa, lui faisant comprendre qu'il voulait simplement profiter de l'instant présent.
Lorsqu'ils se chamaillaient, le but ultime du jeu était de clouer le bec de l'autre. Jamais de paroles malheureuses dans ces joutes oratoires, on se contentait de plaisanter sur les petits travers de chacun : Ron et sa satanée habitude de tout laisser traîner derrière lui, Lisa et ses "oublis" de vêtements quand elle allait prendre sa douche. Ron et sa manie de semer les télécommandes de la maison dans les endroits les plus improbables (comme le coup mythique de la télécommande dans le frigo, il se demande toujours comment elle a atterri là?), Lisa et ses expériences culinaires étranges dont le "modus operandi" était celui d'un alchimiste débutant au Moyen-Age. C'étaient des petites chamailleries enfantines et rafraîchissantes dans un univers où tout se mettait à tourner de plus en plus vite et où les gens ne prenaient plus le temps d'être ensemble. Cette fois-ci, Ron lui laissa la victoire. Il aurait pu répliquer d'une dizaine de façons différentes mais il préféra ne rien faire, se draper dans sa dignité et mimer l'ego de mâle blessé.
Il aurait pu rester ainsi indéfiniment mais le téléphone de Lisa se mit à sonner. Ron se dressa sur un coude tandis qu'elle jettait un coup d'oeil sur le numéro et décrochait. Un petit ricanement malicieux retentit dans la tête de Ron. Il fronça les sourcils, se rapprocha du téléphone et dit d'une voix qui se voulait suave et à moitié en riant.


"Lisaaaa...raccrocheuh. Lisaaaaaaaaa..."

A une heure pareille ça n'était certainement pas un coup de fil hyper-important. Ron cessa vite de faire le clown en voyant le visage de la jeune femme. Toute couleur avait disparu de ses traits, comme si la vie l'avait quitté en quelques secondes. Ele était pâle au naturel, mais là ça en était inquiétant. Ron se redressa, relevant les genoux et fixa la jeune femme, les sourcils froncés, lui demandant tout bas "c'est qui?!" accompagné d'un petit geste de la main. Lisa donnait l'impression d'être une minuscule souris face à un python. Immobilisée par la crainte. Elle gardait la bouche entrouverte...l'inquiétude de Ron monta d'un cran. La respiration de Lisa s'accéléra, elle avait le souffle court comme si elle était en pleine crise de panique. Le téléphone tomba de sa main, Ron le saisit, colla l'écouteur à son oreille mais n'entendit que le bip-bip caractéristique de la personne qui a raccroché. Il l'éloigna de lui et le fixa comme si l'appareil pouvait lui parler. Ron tourna lentement la tête pour regarder Lisa. Elle tremblait. Il se redressa vivement, s'agenouillant face à elle, les mains posées sur ses épaules.

"C'était qui Lisa? Mais...tu pleures?!"

On ne devrait pas quoi?! Ron était plus ou moins habitué aux sautes d'humeur de la jeune femme. Il avait appris à agir avec. Mais il ne l'avait jamais vu dans un tel état. Elle lançait des regards partout, comme si elle était observée. Il n'y avait personne...enfin juste les badauds habituels. Personne n'avait l'air d'être un sociopathe. Ron retira la chemise qu'il portait au-dessus d'un tee-shirt et le posa sur les épaules de Lisa. Il s'approcha d'elle, l'entourant de ses bras, attirant sa tête contre lui, caressant ses longs cheveux.

"Qu'est-ce-qu'il passe? On ferait mieux de faire quoi? Liz, je peux t'aider, mais parles moi. Je ne suis pas devin, mais je peux comprendre."

Il lui parlait d'une petite voix tremblante, presque suppliante. Il se sentait impuissant. Lisa semblait porter le poids du monde sur ses épaules et elle ne pouvait se résoudre à laisser Ron l'aider. Qu'était-ce cette blessure si profonde? Et cet appel...qui était-ce? Un remugle nauséabond d'un passé qu'elle avait fui? Une mauvaise nouvelle, de sa famille peut-être, elle n'avait jamais parlé de ses parents? Ron ne voulait pas la brusquer mais il ne pouvait la laisser être envahie par ces souvenirs qui lui pourrissait la vie. Lisa lui donnait l'impression d'être un minscule et frêle bateau sur une mer déchaînée. Il plongeait et resurgissait à la surface le temps d'un éclat de rire. Il voulait apaiser cet océan tumultueux.
La soirée avait si bien commencé...à croire qu'il existait une sote de loi d'équivalence dans tout. Pour chaque moment heureux, un moment de malheur. Ron s'écarta doucement de Lisa, elle avait toujours les épaules secouées par un tremblement irrépressible. Il écarta une mèche de cheveux du visage de la jeune femme et la replaça derrière son oreille. Il planta son regard clair dans le sien, lui relevant le menton.


"Tu cherches qui, là? Il n'y a personne à part nous Liz. Personne."

Le regard que Lisa avait, il le connaissait. Il l'avait déjà vu un nombre incalculable de fois sur le visage des ados dont il s'occupait. Cette petite lueur qui y disparaissait, rendant les yeux les plus pétillants presque vitreux. Comme si leurs esprits étaient envahis d'images horribles qu'ils ne pouvaient combattre. Combien de nuits avait-il passé à écouter ces cauchemars hideux, flash-back d'un vécu ou d'un événement particulièrement traumatisant. Lisa ne l'avait jamais eu devant lui. Elle se murait dans un silence poignant mais gardait toujours le contrôle d'elle-même, masquant ses émotions peut-être pour le bien de Ron.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Sam 9 Juin - 10:15

Lorsqu'ils étaient détendus et avaient du bon temps, Ron et Lisa ne cessaient les jeux enfantins et les taquineries. Il n'hésitait pas à mettre sa main sur sa bouche pour la faire taire et elle à lui donner des coups dans le bras avec ses micros point lorsqu'il l'embêtait. Elle était la reine pour se moquer de lui dans ses grandes séances de boudation, de boudage, de boudement, enfin vous voyez. Le voir se vexer pour du faux était trop drôle. Pauvre virilitée bafouée lâchement par une femme. Ils passaient leur temps à discuter de façon légère, de sorte à se rendre la vie plus agréable en la considèrant comme 'un jeu', en utlisant les ressources humaines telles que la plaisanterie et la subtilité du langage. Elle aimait bien trouver un terrain d'entente avec lui sur tous les plans, l'humour comme la musique, comme le cinéma, comme la vision du monde même si la sienne était quelque peu altérée. Avec lui tout était simple.

Etait-il si différent des autres ou refusait-elle de voir en les autres des amis potentiels, comme lui? Si elle avait réussi à accepter son aide, elle pouvait faire un effort vers d'autres personnes, peut-êtres que d'autres Ron existaient, même si elle en était sûre, personne ne lui arriverait jamais à la cheville. Ils avaient partagé trop de choses maintenant. Rien ne remplaçaient les moments de vécu ensemble pour forger une relation plus importante que toutes les autres. Enfin cette relation allait vite cesser s'il n'arrêtait pas de l'emmerder pendant qu'elle était au téléphone xD genre un ami à une soirée qui crie 'chériiie, descends de la table' lorsque vous parlez au téléphone avec votre mère [on sent le vécu mdrr]. Elle lui donna un petit coup de coude gentil en souriant en chuchotant un ' arrête tes conneriiies ' et en essyant de ne pas rire.

Ce ne fut pas difficile de ne pas rire. Ca n'était pas une conversation téléphonique, ça n'était pas même réellement 'quelqu'un'. C'était un fantôme malfaisant, blessant et cruel. Un espion sadique et pervers. Parce que disons que le secret de Lisa est assez personnel voir très très intime, et que Mr.Dark n'avait pas à parler de Ron comme ça. Ron ne lui ferait jamais ça. Jamais il ne profiterait qu'elle soit saoule pour lui faire en enfant et la laisser se débrouiller toute seule par la suite, après que ses parents aient renié la petite traînée qui leur servait de fille. C'était ça le luxe a Miami, faites les pires conneries tant que vous voulez, mais ne vous faites pas prendre autrement on ne voudra plus entendre parler de vous. L'empire de la bonne figure. Non Ron n'était pas comme ça et c'était insultant pour lui. C'était insultant pour elle. Même pire que ça, car en plus d'être lubrique, Mr.Dark la traîtait d'assassin, elle n'en revenait pas, elle ne comprenait pas, mais il précisa vite qu'il connaissait l'histoire de l'avortement. Elle n'était pas une meurtrière! Elle n'avait tué personne! C'était horrible de dire une chose pareille...

Elle culpabilisait comme ça n'était pas permis et il venait de remettre du charbon dans la flamme de sa culpabilité. Comme une vague gigantesque qui venait de la submerger. En n'en parlant pas, elle arrivait à le mettre dans un coin de sa tête au silence, mais mettre des mots dessus comme il venait de le faire, c'était une douleur atroce. Depuis huit ans personne ne lui en avait jamais reparlé, c'était la première fois. Alors on sentait évidemment tout son trouble, on pouvait lire la peur et l'envie de pleurer sur son visage. Elle entendit de très très loin Ron lui demander qui c'était. Comme s'il était à des millions de kilomètres. Incapable d'articuler, elle refermait et ouvrait la bouche comme un poisson. Il se rendit compte que ça n'allait pas et posa ses mains sur ses épaules alors qu'elle avait la tête tournée pour ne pas le regarder et ne pas montrer qu'elle pleurait. Lisa ne répondit pas à sa question et frotta ses yeux rapidement avant de se lever pour observer partout autour d'elle comme une fugitive. Il fit de même bien sûr, commençant à se demander vraiment ce qu'il se passait. Elle se dit qu'il devait la prendre pour une folle, une demeurée coplètement barrée et sans aucun équilibre mental. Il y a deux minutes ils riaient de bon coeur et voilà que maintenant elle cherchait à l'éviter. Il se faisait plus pressant, mais tout en restant calme, lui passant sa chemise sur les épaules. Il l'avait porté, elle était chaude et ça lui fit du bien. Continuant de sangloter, elle n'arrivait pas à le regarder, se sentant stupide de pleurer comme ça pour un coup de téléphone anonyme. Voyant qu'elle l'évitait, il prit l'initative de l'ammener contre lui, elle posa sa tête contre son torse et agrippa son t-shirt. Il était là, il ne pourrait rien lui arriver.


" On devrait rentrer Ron, s'il te plait... " chuchota-t-elle juste.

La jeune femme se décolla de lui après ses mots pour regarder autour d'elle s'il n'était pas dans le coin. Qu'elle était stupide. Le t-shirt de Ron avait une petite trace de larmes désormais. Elle posa sa main dessus en faisant une petite grimaçe désolée. Lui aussi semblait désolé, mais pas pour les mêmes raisons. Mais à quoi çela lui servirait de savoir, on ne change pas le passé, même si elle lui racontait tout qu'est-ce que çela changerait? Il serait 'désolé', trouverait ça 'horrible qu'elle ait traversé ça seule', et puis voilà elle serait toujours aussi malheureuse, cet enfant lui manquerait toutjours autant comme si on l'avait amputée d'un bras, ses parents continuerait de faire comme si elle n'existait pas et voilà. Rien ne changerait, hormis le regard de Ron sur elle, sur cette petite inconsiente à qui on avait fait un enfant à une soirée étudiante. La très grande classe. C'était hors de question, même si elle avait envie de le serrer dans ses bras pour avoir l'air si préoccupé pour elle. Il ne le savait pas, mais la lueur d'inquiètude qu'il avait dans les yeux, personne ne l'avait jamais eut pour elle. Ca valait tous les secrets du monde.


" Excuse-moi, je suis désolée je suis complètement barge... " dit-elle à mi voix en posant ses mains sur ses yeux humide, prise d'un sanglot, d'un hoquet, et comme çi le fait de s'excuser lui éviterait les questions.

Elle s'en voulait de plus en plus d'être aussi pénible, de réagir au quart de tour pour des broutilles. Mais on l'avait attaqué sur LE point sensible. Elle était indifférente à beaucoup de choses mais ces mots là la réduisaient en milles morceaux. Elle se sentait vide, complètement vidée oui, une pierre creuse. Des sentiments contradictoires s'emparaient d'elle, à la fois l'envie de pleurer une bonne fois pour toute dans les bras de Ron, pour être réconfortée et pour bien d'autres choses encore mais l'envie de fuir était plus forte, elle préfèrait ne pas affronter son regard, ses immenses yeux bleux brillants de savoir, de savoir qui elle était. Elle craquerait encore plus. Elle avait déjà envie d'exploser, elle ne supportait plus ces changements d'humeurs, ces ascenseurs émotifs qui la mettaient dans tous ses états. Elle ne ne rendit même pas compte qu'elle tremblait comme une feuille. Il essaya de lui montrer qu'il était là alors qu'elle semblait aveugle de tout. Il passa la main dans ses cheveux et lui fit relever la tête. Elle devait avoir fière allure avec ses yeux humide et sa difficulté à déglutir. Elle eut un dernière sanglot, se pamant une dernière fois d'une respiration saccadée et souffla bruyamment un bon coup
.

" J'en suis pas si sûre, s'il te plait, rammène moi à la maison... " implora-t-elle en regardant la route.

Lisa attrapa son bras et ils rentrèrent jusque leur petite maison près du parc. Elle fut silencieuse durant tout le trajet, en se répétant sans cesse ce qu'on venait de lui dire, lâchament, par téléphone. Ca la rendait malade, très et trop malade. Tuer quelqu'un. Tuer quelqu'un... Elle en était incapable. Et elle l'avait fait. Elle avait supprimé sa bêtise en se permettant de sacrifier la vie d'un être humain. C'était cher payé pour réparer une erreur non? Voilà à quoi ça menait de boire comme une malade parmis des gens en lesquels on ne peut pas avoir confiance. Jamais une goutte d'alcool pour elle depuis ce jour là. Avorter, c'était le prix de son insouciance. Le jour après l'avoir fait elle avait erré dans la rue toute la journée, complètement seule, à pleurer toutes les larmes de son corps. Cette pensée la piqua au coeur, elle s'en souvenait comme si c'était hier, et elle sentit ses yeux s'embuer. Une fois chez eux elle essaya de sourire à Ron mais grimaça les lèvres tremblantes. La jeune femme essya de ne pas courir vers la salle de bain, se contentant d'y marcher précipitamment pour que çela semble naturel. Une fois à l'intérieur, elle ferma la porte à clef et couru au-dessus des toilettes pour y vomir. Son ventre était complètement en vrac alors qu'elle n'avait rien mangé. La jeune femme se releva mais était trop faible pour rester debout, elle se laissa glisser le long de la porte, et se mit à sangloter, la tête dans les mais, les genoux recroquevillés contre son corps. Elle ne sortirait plus jamais d'ici c'était décidé. Enfin du moins elle ne sortirait pas tant qu'elle n'entendrait pas Ron aller se coucher. Elle se maudissait de tous les noms.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Dim 10 Juin - 6:14

La soirée avait tellement bien commencé...les liens se resserraient au fil des jours et de leurs petites discussions à deux. Ils avaient partagés des souvenirs, des peines, des joies. Tout ce qui fait de deux personnes des amis et non plus des inconnus. Mais il restait beaucoup de zones d'ombre dans l'âme de tous les deux. Lisa ne pouvait se résoudre à exprimer ce qui la rongeait et Ron ne pouvait exprimer son inquiétude, ses attentes, ses espoirs, ses projets. Ils avançaient certes, ensemble, mais ils semblaient être bloqués. La confiance était présente, mais pas celle qui était absolue. Lisa craignait le regard du jeune homme si elle lui avouait ce qu'elle avait fait, mais jamais Ron ne changerait d'attitude. Il considérait chaque personne comme digne de confiance quelque soit son vécu ou ses blessures intérieures. Même le pire élément du foyer où il travaillait avait une histoire difficile qu'il n'avait pu supporter, mais cela ne le rendait pas indigne...loin de là.

Ron baissa les yeux sur Lisa, les yeux emplis de larmes. Seigneur qu'il n'aimait pas la voir dans cet état. Il ne pouvait rien faire étant donné qu'il ne connaissait pas la cause de cet émoi. Il pouvait se cotenter de la rassurer mais sur quoi? Comment rassurer une personne sur quelque chose alors qu'on ignorait soit même la cause de cette crainte, de cette douleur? Elle ne lui avait pas répondu à propos de l'aveu de ces démons internes. Comme d'habitude d'ailleurs. La jeune femme semblait alors avoir l'ouïe très sélective. De toutes façons, Ron n'insisterait pas. Elle s'éloigna de lui, laissant une petite trace humide sur son tee-shirt. Elle l'effleura du doigt en murmurant entre deux sanglots un "désolé" qui n'avait vraiment pas lieu d'être. Ces larmes étaient apparus trop rapidement pour qu'il ne fasse pas le lien entre l'appel téléphonique et l'état dans lequel elle se trouvait. Elle lui expliqua qu'elle n'était pas sûre qu'ils étaient seuls. Ron jetta de nouveau des regards autour de lui. Il n'y avait personne qui les bloquait. Pas d'étrange silhouette un téléphone à la main, pas de sociopathe dans une cabine téléphonique qui devait s'éloigner avec un sourire à la fois triomphant et mauvais. Il caressa une nouvelle fois les cheveux de Lisa et déposa un baiser sur son front. Il poussa un léger soupir...son week-end qui devait être une paire de jours excellente s'annonçaient plutôt mal.


"Si tu préfères rentrer...alors rentrons."

Le chemin du retour fut silencieux. Lisa marchait à côté de lui, se tenant à lui comme un noyé s'agrippait à une bouée. Il avait l'impression que l'aller bras-dessus bras-dessous était à des années lumières. La jeune femme marchait un peu vite, comme si leur maison était un refuge inexpugnable dont les murs éloignaient les mauvaises ondes. Elle gardait la tête baissée, sans dire un mot. Mais Ron vit bien que les yeux de la jeune femme brillaient d'une inquiétude lueur qui n'avait rien à voir de la malice. Il serra les lèvres, gardant pour lui la tonne de questions qu'il avait envie de lui poser. Lisa s'était refermée comme une huître et elle ne dirait rien ce soir. Surtout après le coup de fil qu'elle venait de recevoir et qui avait fait remonter de bien mauvais souvenirs.

Ils remontèrent la rue dans laquelle ils vivaient. Quelques voisins jettèrent un drôle de regard à Ron, en particulier la vieille dame aux chats" qui posait toujours des questions au jeune homme sur l'avancée de son histoire romantique avec la "jolie demoiselle" qui vivait avec lui. Ils atteignirent enfin leur petit logis. Ron ouvrit la porte, laissant Lisa entrer la première. Il referma derrière eux et elle se retourna, essayant de lui adresser un sourire qui se voulait réconfortant mais qui ne l'était pas en remarquant ses yeux rougis. Elle se dirigea vers la salle de bain, qui était son refuge habituel lorsque quelque chose n'allait pas. Ron resta alors, les bras ballants, dans l'entrée tandis que les pas de Lisa s'éloignaient. Il essaya de la rattrapper mais la jeune femme était déjà dans son refuge. Il s'approcha de la porte de la salle d'eau lorsqu'il entendit le loquet annoncer qu'elle était fermée. La suite auditive fut beaucoup moins plaisante et sans s'en rendre compte, les larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Il serra les poings, ausi fort qu'il le put jusqu'à ce que ses jointures blanchirent et que ses ongles s'imprimèrent en demi-lune rouges dans ses paumes. Il baissa la tête jusqu'à ce que son front s'appuie contre la porte, il posa sa main sur le bois et d'une voix voilée dit.


"Liz...je...je vais dans ma chambre. Si tu veux parler, si as besoin de moi je suis là...et je serais toujours là."

Il s'éloigna doucement, arrivé devant la porte de sa chambre qu'il ouvrit, il ne put s'empêcher de lancer un regard vers celle de la salle de bain qui restait désespérément close. Il courba la nuque et entra. Ayant la désagréable impression d'être vidé et creux, il s'asseya au bord de son lit, les coudes posés sur ses genoux, la tête entre les mains.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Mar 12 Juin - 15:37

C'était facile de voir à quel point les choses pouvaient dérailler. Et souvent quand ça commence, ça ne s'arrête pas avant un moment et ça déraille bien. Les problèmes ne viennent jamais seuls c'est bien connu et Lisa ne dérogeait pas à la règle: quand ça allait mal, ça allait très mal. Et là en l'occurence, elle avait beau essayer de se maîtriser, rien n'y faisait son corps ne répondait plus. Depuis bien longtemps maintenant, il n'était plus en accord avec ses pensées, elle ne le contrôlait plus. En elle, au fond de son esprit se trouvait ce désir de remonter à la surface, elle n'était pas bête, elle ne se complaisait pas dans malheur, mais à chaque fois son corps la lâchait et tremblait, pleurait, rejettait et l'emmenait vers la fuite. Même si elle se trouvait stupide dans ses réactions, c'était plus fort qu'elle de se laisser envahir par la peur et de se laisser submerger par la panique qui s'emparait d'elle. Là elle n'essayait même pas de chercher autour d'elle - hormis la cause de mal dans le cas ici présent - si quelqu'un était là pour l'aider, non elle ne pensait à rien d'autre que de fuir le plus loin possible et tout faire pour oublier son malaise. Et c'était rentrer se réfugier chez eux comme une souris se précipte à la tannière quand le chat arrive.

Ron l'avait compris. Il connaissait son système de fonctionnement, et même si à chaque fois il tentait de profiter d'une ouverture pour s'inflitrer dans les méandres des déboirs de Lisa, le résultat était le même: elle demeurait muette et ne l'écoutait plus, elle était absente. Ce n'était plus Lisa, c'était son fantôme, l'ombre d'elle même, doué ni de parole ou de capacité à choisir ce qui était mieux pour elle. A savoir le dialogue. Elle se rendit compte vraiment qu'il était mal lorsqu'elle sentit un baiser sur son front. Elle qui avait l'impression d'être seule dans un monde parallèle froid et sombre, sentit ce contact qui la réveilla. Quelque chose de doux et de chaud, provenant de lui. Elle sembla ouvrir, enfin réouvrir les yeux et le regarda un instant tandis qu'il se résignait à accepter de rentrer parce qu'elle lui avait demandé. De toute façon elle devait absolument faire quelque chsoe, et partir loin d'ici.

Ce ne fut que le début de sa descente aux enfers, car arrivée chez eux elle ne se sentit pas mieux, mais nauséause. Ses yeux brouillés de larmes lui lançèrent un regard désolé. Il semblait encore plus désolé qu'elle mais elle ne pouvait pas rester dans la même pièce que lui, elle ne pouvait pas le laisser l'approcher, pas après ce que Mr.Dark avait dit, aussi faux que çela fût. Dans son habituel refuge, petit et résonnant, elle restait sur le sol de carrelage froid comme pour engourdir son corps meurtri. Pleurer semblait la seule chose qu'elle était capable de faire sans rélféchir. Entre deux sanglots elle l'entendit, alors qu'ils étaient juste chacun d'un côté de la porte, lui rapeller qu'elle n'était toute seule. Oh que si, elle était seule, et déspéremment seule pour toujours.

Le regard vide, les yeux rougis, reniflant de temps en temps, elle fixait un carrelage de la douche comme si ce dernier avait un interêt quelconque. Tout se floutait par moment et une larme incôtrolait roulait le long de sa joue rosée. Son corps avait perdu toute force et elle était épuisée. Il n'y avait pas que la douleur passée, mais également ce qu'elle avait engendrée sur elle et qui désormais devenait un problème à part entière: sa phobie de la nourriture qui l'affaiblissait toujours un peu plus. Quand on tente de s'en sortir quelque part on retombe ailleurs. Il faur règler les problèmes l'un après l'autre et elle ne savait pas où commençer. La fatigue se fit sentir de plus en plus, l'horloge de la salle de bain indiquait 1.23 du matin, elle était restée ici des heures sans parler, sans même bouger, seule avec ses pensées troubles. Mais elle ne sentait plus son corps engourdi et n'osait se relever pour aller s'allonger, elle y serait sûrement mieux. Après plusieurs minutes encore, elle réussit à se lever, et ouvrit très doucement la porte de la salle de bain, avançant d'un pas chancelant vers le salon.

Elle tomba droit devant la chambre de Ron, la porte restée ouverte, il était allongé sur le lit tout habillé les yeux fermés mais elle ne savait pas si il dormait. Lisa resta figée devant la porte. Son coeur s'emballa en réalisant qu'il était là et qu'elle ne le voyait même pas. Que son cerveau n'assimilait pas Ron à une solution quand elle n'allait pas bien. Il dormait tout habillé la porte ouverte sûrement parce qu'il s'inquiètait poour elle, et elle, enfin presque inconsciemment, elle l'occultait totalement de son champ de vision quand elle se sentait sombrer. Décidement elle était la reine de la cruauté et cette idée lui donna encore envie de pleurer, une larme perdue s'échoua au coin de ses lèvres. Se mordant la lèvre inférieur pour ne pas craquer, elle resta un moment à observer son corps s'élever et redescendre au rythme de sa respiration. A quoi pensait-il. Allait-il finir la détester pour de bon. Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez elle. Dans un éclair, elle fit un pas en avant et entra dans sa chambre, doucement éclairée par la fenêtre non fermée. La lune illuminait son visage d'une très faible lumière bleutée. Elle fit le tour vers le côté du lit innocupé et grimpa dans le lit en tremblant, puis lova sa tête dans son bras, sur son épaule, posant sa main sur son torse pour entendre sa respiration. Lisa avait une respiration encore un peu sacadée, elle avait peur de le réveiller, où qu'il ouvre les yeux soudainement parce qu'il ne dormait pas. Pour le moment il ne disait rien.


" Pardonne-moi Ron, j'arrive pas à... je suis un monstre. Excuse moi " balbutia-t-elle d'une voix faible, semblable au murmure d'un murmure.

Peu importait s'il l'entendait ou pas, elle ne savait même pas ce qu'elle préfèrait. Elle sentait qu'il fallait qu'elle parle mais se demandait si elle pourrait un jour le faire alors qu'il était éveillé. Pourquoi se préocupait-il tellement d'elle, alors qu'elle le repoussait à chaque fois. Il allait finir par croire qu'elle l'appréçiait que pour les choses légères, et que dès que l'on traitait d'une vraie amitiée où l'on se confie ses problèmes, elle ne le considèrait plus comme important pour elle. Alors que c'était faux, il était tout pour elle, à sa manière étrange de petite Fée Triste. Elle était incapable de lui dire, elle ne saurait quoi dire, elle ne parvenait pas à lui témoigner la moindre marque d'affection même amicale. A cette pensée, elle ferma fort les yeux comme pour s'y obliger, inspira profondément. Elle sentait encore sa respiration régulière avec sa main posée sur lui. C'était la première fois qu'elle allait vers lui après un moment pareil, et elle finit par s'endormir un peu après.
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Ven 15 Juin - 18:25

Combien de temps Ron resta-t-il ainsi? Courbé en deux comme ployant sous un poids invisible, la tête entre les mains semblant accablé? Même lui serait incapable de le dire. Trop de choses dans sa tête...il avait l'impression d'entendre un brouhaha incessant sous son crâne, les pensées s'entrechoquant avec fracas. Il gémissa doucement avant de se laisser tomber en arrière et de rouler sur le côté, se mettant dans le bon sens. Ron glissa une main sous son oreiller et fixa le mur qui lui faisait face dans l'obscurité.

On lui avait gâché sa soirée...et celle de Lisa, la replongeant une nouvelle fois dans les profondeurs vaseuses de son passé. Une rage sourde commençait à prendre naissance au creux des entrailles de Ron et, comme une colonne de flammes ronflantes et grondantes, elle semblait s'engouffrer dans sa gorge pour passer la barrière de ses lèvres en un cri venant du plus profond de son être. Ron ravala difficilement cette colère qui ne demandait qu'à s'exprimer. Il ferma les yeux tout en fronçant le nez. Sa respiration s'était subitement accélérée pour se calmer peu à peu. Le brouhaha régnait toujours dans sa tête, mais il avait l'impression de s'en éloigner. Il cal sa joue au creux de son coude et se laissa doucement bercer et envahir par le ronronnement de la mer.

Ron dormait depuis quelques minutes lorsqu'une porte s'ouvrit dans le couloir. Lisa passa devant la porte ouverte de sa chambre. Il ne l'avait pas fermé. Si la jeune fille voulait le rejoindre, il ne voulait pas qu'il y ait d'obstacles qui pouvaient freiner la spontanéité du mouvement. Lisa entre dans la chambre, sans faire de bruit. Lorsqu'elle grimpa sur le lit, Ron se tourna sur le dos en gromellant des paroles inintelligibles. La jeune femme s'approcha et se nicha contre lui. Instinctivement, il se tourna vers elle, les yeux toujours clos et l'entoura de ses bras avant de caler sa tête contre la sienne. Les paroles de Lisa, qui s'approchaient le plus de ce secret qu'elle n'avait jamais confié, ne furent malheureusement pas perçues de façon consciente par Ron.

Lorsqu'elle les prononça, Ron rêvait. lisa était face à lui, avec ce sourire si triste qu'elle avait toujours. Soudain elle lui dit qu'elle était un monstre...il lui expliqua que non, essayant de trouver des mots justes pour ôter cette image ô combien imméritée, mais il en était incapable. Il s'agita légèrement dans son sommeil, maugréant des paroles incompréhensibles. Petit-à-petit, il retrouva une respiration régulière et ce calme qui le caractérisait. La nuit avançait doucement et comme bien souvent, Ron se réveilla aux alentours de quatre heures du matin. Il ouvrit un oeil retenant un baîllement et ouvrit de grands yeux ronds en découvrant Lisa à ses côtés. Même dans son sommeil, elle avait les sourcils froncés dans une expression de souffrance contenue et subie en silence. Un demi-sourire triste se dessina sur le visage de Ron. Il leva la main et la posa sur celle de la jeune femme qui n'avait pas quitté son torse. Ce soir, il n'ira pas boire son petit verre de lait de milieu de nuit rituel. Il approcha son visage de la tempe de la jeune femme y déposa un léger baiser avant de caler sa tête contre la sienne en prenant une grande inspiration. Il ferma de nouveau les yeux et se rendormit pour une nuit sans plus aucuns rêves.


[A toi l'honneur pour la matinée! ^^]
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Dim 17 Juin - 9:21

Le fait du venir s'allonger près de lui la rassura, lui permettant de dormir un peu même si son sommeil à elle fut également agité. Au moins elle avait dormi et c'était un vrai miracle, d'habitude elle ne serait jamais sortie de la salle de bain, et une fois fait serait allée sur la terasse pour respirer un peu et fumer tout le reste du paquet de cigarettes, les yeux embués lui piquant. Pourquoi cette fois avait-elle changé ses habitudes? Elle ne savait pas trop, mais la porte ouverte, la crainte d'être seule après ce coup de fil, et surtout le mini flash de révélation de le voir là, dormant de façon précaire parce qu'il l'avait attendu lui avait pinçé le coeur. Lisa se rendit compte que pour une fois, une présence humaine la rassurait au lieu de l'effrayait. Elle redécouvrit un peu la notion de réconfort, elle qui avait été abandonnée de tous les côtés et par tout le monde. C'était si agréable de s'allonger auprès de lui même s'il ne le savait pas, ou du moins à ce qu'elle croyait, mais juste pour l'entendre respirer et savoir que là, à cet endroit précis, rien ne peut vous arriver. Etre en sécurité. Ca faisait un bien fou.

Elle le perturba un peu quand même puisqu'il remuait, gesticulait et marmonait des mots incompréhensibles. Elle se figea pour le laisser bouger un peu et se rendormir mais il passa ses bras autour d'elle comme un enfant le fait avec une peluche inconsciemment. Lisa esquissa un sourire, elle avait l'impression de faire quelque chose d'un peu interdit, de profiter de quelque chose à l'insu de quelqu'un. Mais sur le coup elle s'en fichait, elle était bien et ne voulait pas gâcher ce moment, il se gâcherait bien assez tout seul par la suite. Lorsqu'il se rendormit ensuite elle lâcha son souffle et le suivit dans le sommeil. Plus tard dans la nuit elle ne sentit pas qu'il s'était légèrment réveillé, dormant elle même tant elle était fatiguée, épuisée émotionnellement, avec cette même expression sur le visage d'une personne qui dort bien mais qui n'est pas totalement sereine.

Vers 8h, elle émergea doucement, mais les rayons du soleil à travers la fenêtre lui parvinrent au visage et achevèrent de la réveiller. Il lui fallut quelques instants pour se rendre compte d'où elle était... il lui suffit de regarder à côté d'elle. Lorsqu'elle vit Ron toujours endormi elle écarquilla les yeux et se recula d'un bond. Que faisait-elle dans le lit de Ron bon sang? Mais son coeur retrouva rapidement un rythme normal lorsqu'elle se rapella de la soirée. Erf. Une fin plutôt pas terrible, dans la salle de bain, puis une peur immense. Tout de même, elle se sentit horriblement gênée d'avoir osé venir dormir avec lui... peut-être ne s'en était-il pas rendu compte. Il dormait encore après tout et il avait sûrement dormi tout du long. Elle sortit du lit en catimini puis se dirigea dans la cuisine sur la pointe des pieds. Lisa s'assit lourdement sur un tabouret au comptoir de la cuisine et soupira avec la tête posée sur sa main et une moue étrange. Son regard se porta sur le téléphone posé à côté et après une longue hésitation elle s'en saisit. Dernier numéro reçu. Appelant inconnu. Tout çela avait bien eu lieu. Dès qu'elle se réveillait, tous ses souvenirs lui revenaient en mémoire et sa vie redevenait pénible. Elle balança le téléphone sur le comptoir et grimaça, quelle cruche, Ron dormait! Elle décida qu'un café lui ferait du bien et prépara la cafetière, elle connaissait Ron il ne tarderait pas beaucoup à se réveiller et il aurait du café tout chaud.

Pendant ce temps elle fila dans la salle de bain pour faire sa toilette, se tresser une natte négligée et enfiler une petite jupe verte et un marcel beige par dessus. Lorsqu'elle revint dans la cuisine, à pied nuds et marchant sur la pointe des pieds comme si elle était toute légère, elle vit Ron arriver. Son coeur battit plus vite de milles questions, dont la première était: se souvenait-il qu'elle avait dormi avec lui? Puis la seconde, allait-il lui parler d'hier? Et enfin une dernière, comment devait-elle réagir, parviendrait-elle à faire comme-ci de rien n'était? Ces questions étaient si complexes qu'elle opta pour quelque chose de plus simple.


" Bonjour vous. Café? " demanda-t-elle en fixant sa natte d'un élastique.

Elle lui fit un timide sourire de bonjour en évitant soigeusement son regard puis alla éteindre la cafetière. Lisa sortit deux mugs et les remplit de café et mit sur le plan de travail sucre et cuillères. Elle en mit deux dans sa tasse et touilla le mélange en respirant la délicieuse odeur de café en se demandant combien de temps encore allait-elle pouvoir cacher tout çela. Hier semblait avoir été la fois de trop. Elle commençait à stresser légèrement mais se demandait si la présence de Ron n'y était pas pour beaucoup, car depuis hier soir elle avait le sentiment de porter un secret suplémentaire...
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Ron Jord
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Lun 18 Juin - 6:35

Ron ouvrit un oeil et eut droit à un joli et pétillant rayon de soleil directement au fond de la pupille. Il baissa aussitôt sa paupière et roula pour avoir l'astre doré dans son dos plutôt que de face. Lisa n'était plus là, mais il y avait encore le creux que son corps avait laissé dans le matelas et une chaleur relative qui indiqua à Ron qu'elle était partie depuis quelques minutes. Déjà il entendait de légers bruits dans la cuisine. Le jeune homme s'étira, tendant le bras devant le lui et poussa un baîllement digne d'une créature fantastique, de celles vivant au fin fond d'une caverne. Il se leva, le tee-shirt froissé, une jambe de son pantalon retroussée jusqu'à son mollet et toujours ses baskets aux pieds. Il les envoya valser sous son lit, jetta un coup d'oeil au miroir en pied qui était situé entre les deux portes coulissantes de son armoire. Comme toujours, il avait les cheveux en bataille, comme si sur sa tête avait eu lieu toute la nuit une terrible guerre capillaire. Il passa sa main dans ses mèches sombres, aggravant le côté ridicule. Il haussa les épaules en remarquant les petites traces de l'oreiller sur sa joue. Il ouvrit son armoire en sortit une chemise fleurie dans les tons bleus et un pantalon en lin noir qu'il posa sur son épaule.
D'un pas mécanique, il se dirigea vers la salle de bain. Il ouvrit le robinet qui laissa couler un filet d'eau. Ron recueillit le liquide entre ses mains et s'en aspergea joyeusement le visage. Le froid le réveillerait à coup sûr et sa mine chiffonée du matin disparaîtra au bout de quelques secondes. Des souvenirs et des images diffus lui revinrent en mémoire. L'horrible coup de téléphone de la veille, le retour précipité, la peine de Lisa, le fait qu'elle soit venue dormir avec lui (pour la première fois d'ailleurs)...une équation qui paraissait insoluble, avec des inconnues en grand nombre. Ron retira ses vêtements, vu leur état de froissage plus qu'avancé le bac à linge sale était leur seule destination. Et il entra dans la cabine de douche. Eau froide. Il lui fallait bien ça pour méerger complètement et même si on était en pleine matinée, le soleil commençait déjà à darder ses rayons sur toutes choses. Lorsque Ron en sortit, il veilla à ne pas mettre de l'eau partout et à bien suspendre sa serviette. Avant Lisa, il laissait tout traîner, la salle de bains était une pièce où on pouvait élever des poissons rouges sur le sol. Il enfila chemise et pantalon, essuyant sommairement ses cheveux mi-longs et quitta l'endroit du pas encore un peu mécanique qu'ont tous les mecs lorsqu'ils sont debouts depuis moins d'une demie-heure.
L'odeur d'un bon café lui parvenait de la cuisine. Ron se frotta une dernière fois les yeux pour chasser les derniers vestiges nocturnes et entra dans la petite pièce. Il s'approcha de Lisa, lui ébouriffant les cheveux, laissant s'échapper quelques mèches de la coiffure négligée qu'elle arborait, tira une chaise et se laissa tomber dessus. Ron s'empara d'un mug et se mit à remuer le café avec un "ting-ting" régulier, presqu'apaisant.


"Salut toi..."

Des milliers de questions lui brûlaient les lèvres. La teneur du coup de téléphone qui avait torpillé la soirée de la veille, la raison de son soudain changement d'humeur, son secret. Il voulait lui demander si elle avait passé une bonne nuit. Mais il se dit que cette dernière remarque pouvait mettre la jeune femme mal à l'aise. Elle évitait soigneusement de le regarder trop longtemps dans les yeux.

"Je fais si peur que ça pour que tu évites de me regarder? Ben merde alors...pourtant j'ai pris ma douche, je dois plus trop ressembler à un ours qui sort d'hibernation."

Il sortit la cuiller de son mug, et but une gorgée de café, qui outre, lui brûla la langue le réveilla aussitôt. Il posa un coude sur la table et nicha son menton dans le creux de sa main, fixant la jeune femme avec un demi-sourire.

"Allez Liz...y a pas mort d'homme. La prochaine sortie on la fait sans le méchant Mr Téléphone Portable..." Ron se leva et s'approcha d'elle, l'entourant de ses bras pour un petit câlin tendre et simple. D'un ton faussement orgueilleux il reprit. "...et si mes grands bras musclés d'athlète grec peuvent te soulager un peu, c'est avec grand plaisir que je t'offre leur refuge."

Ron avait l'habitude de dédramatiser chaque chose, d'essayer de faire passer chaque chose un peu gênante avec humour et ce qu'il faut de désinvolture pour mettre à l'aise. Il était heureux que Lisa lui ai fait tellement confiance pour venir se glisser contre lui. Cela aurait pu passer pour anodin à nombres de couples d'amis célibataires, mais pour lui, ça revêtait une toute autre importance. Elle avait fait un énorme pas en avant, un grand pas vers lui. Une barrière invisible venait de tomber. Il en restait encore beaucoup, mais cela lui prouvait que la forteresse inexpugnable de Lisa ouvrait une petite porte.
Il se détacha d'elle et reprit entre ses mains son mug, sans la quitter du regard, gardant toujours au fond de ses iris azurs cette petite étincelle malicieuse qui ne le quittait que rarement.


"Au moins tu prends pas toute la place...et tu ronfles pas."
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Lun 18 Juin - 8:41

Le silence des 'saluts' ne dura pas bien longtemps, bien que le bruit des cuillères tournoyant dans le café leur offrait un doux son répétitif. Le café du matin elle l'apellait en elle-même le café méditatif, puisque l'on se ne rend souvent pas compte que l'on touille depuis dix bonnes minutes et notre regard est vague, très très vague. Mi-pensif, mi-endormi, le corps encore grogui de la nuit précèdente. Et le café faisait passer tout çela. Sans café et sans cigarettes Lisa ne serait sûrement qu'une épave. Ron quant à lui avait toujours bonne mine, surtout qu'il venait de prendre sa douche, et que cette chemise faisait ressortir la couleur de ses yeux - elle l'avait entre-apperçu vite fait, mais de son côté il remarqua vite qu'elle évitait de le regarder. C'est fou ce qu'elle se sentait gênée, comme perçée à jour, comme si on pouvait voir à travers elle. Ou mieux, comme dans un cauchemar où vous arrivez toute nue à l'école. Elle se sentait incroyablement dévêtue voilà, alors qu'elle était tout autant habillée que d'habitude.

Elle se concentrait sur sa tasse et il prit la chose avec humour comme à son habitude. Lisa détourna la tête en se mordant la lèvre souriante, tentant elle aussi de la jouer détachée et de faire la fille prise la main dans le sac. Après une ou deux secondes à observer le placard en hauteur, elle tourna la tête vers lui assis au coin en face et l'observa nettement cette fois çi, et c'était plus dur que ce qu'elle croyait de lui faire face. Mais elle prit son courage à deux main.


" Mais non. Et puis le bleu c'est tout à fait ta couleur " lui répondit-elle avec un petit mouvement de tête sur le côté.

Il ressemblait à tout sauf à un ours, clairement. Elle aurait aimé lui voler un peu de sa sérénitude. De sa malice dans le regard. De sa capacité à être patient et drôle. Mais il était tellement compréhensif que ça lui faisait à chaque fois retarder l'échéance d'une quelconque conversation sur son passé, ou même sur ce qu'il s'était passé hier soir. Alors qu'il méritait sincèrement de savoir au moins ça. Mais elle ne pourrait lui expliquer sans lui expliquer par la suite de quoi il parlait, etc, etc. Et elle avait le sentiment d'avoir fait un premier pas vers lui, alors elle ne voulait pas gâcher ça en lui déballant tout et le voir prendre peur de ce qu'elle était capable de faire comme bêtises horribles lorsqu'on la laissait seule et qu'elle se débrouillait par elle-même. C'était une catastrophe.

Voyant qu'elle était toujours et comme d'habitude dans les vappes, dans sa tête, dans le labyrinthe détenant le Minotaure, il prit la parole à nouveau pour la rassurer. Ca avait le don de la submerger. Comme si elle n'était plus capable d'encaisser de paroles gentilles et rassurantes sans se mettre à pleurer. Vous savez, dans ces moments à fleur de peau, où chaque évocation même gentille de quelque chose à quoi vous êtes sensible qui vous détruit à chaque fois et vous donne envie de pleurer alors que vous savez pertinement qu'il n'y a rien de grave... Elle ne parvint pas à sourire à sa première remarque, puis le vit se lever et s'approcher d'elle pour la serrer dans ses bras. Mais ce qu'il ajouta la fit sourire, tandis qu'elle ferma les yeux pour inspirer l'odeur propre de ses vêtements. Elle se rendit compte qu'elle avait passé plus de temps dans ses bras en deux jours qu'en un an pratiquement. Comme une nouvelle habitude bien agréable alors que ça la faisait peur auparavant.


" Merci Hercule, mon demi-dieu personnel en chemise hawaïenne " plaisanta-t-elle en se reculant pour lui faire un sourire en coin.

Il avait raison, dédramatiser faisait du bien. Ils plaisantaient toujours tous les deux et cet incident ne changerait pas les choses. Ils sauraient passer outre. Mais cet incident avait effectivement changé les choses pour Lisa... puisqu'elle avait à la fois fait comme à son habitude et à la fois s'était tournée vers lui. Il y avait des tas de choses bizarres en ce moment, elle l'observait différement et observait des détails, elle pensait d'abord à la façon dont il réagirait avant de faire une de ses bêtises, elle aimait bien lorsqu'il la prenait spontanément dans ses bras. Fallait-il çela pour qu'elle puisse lui parler? Ou fallait-il lui parler pour comprendre çela? Elle ne savait pas dans quel sens le prendre, et alors qu'elle buvait son café à nouveau, elle faillit s'étouffer avec par ce qu'il ajouta. Elle sentait qu'il la regardait avec ce fameux pétillement. Han lala... Elle pinça les lèvres, fit une gimaçe amusante et posa son mug.


" Traitre, je pensais que tu dormais " lança-t-elle avec un faux regard noir.

Oui voilà valait mieux tout lui mettre sur le dos. Elle finit son café avec une envie de rire nerveusement et mit la tasse dans le lave vaisselle. Bon eh bien c'était loupé, il avait tout percuté. En même temps, ça lui éviterait de penser qu'elle se fichait de lui, comme elle avait l'impression qu'il pouvait penser. Lisa ferma le lave-vaisselle en restant dos à lui. Son coeur s'accèlera un peu, elle prit une profonde inspiration et se retourna rapidement vers lui, les mains sur le comptoir du lave vaisselle, se dépêchant de parler au cas où son courage s'envolerait aussi vite qu'il était venu.


" Je suis désolée tu sais, que tu t'inquiètes pour moi parce que je suis folle. J'ai été touchée hier que t'aies l'air de m'attendre. J'ai pas l'habitude qu'on se fasse du soucis pour moi quand je sais plus où j'en suis. C'est pour ça que je suis venue... " débita-t-elle d'un ton bas et le plus neutre qu'elle put.

Elle reprit sa respiration tellement elle avait dit ça d'un trait. Elle avait envie d'ajouter qu'elle était ingrate envers lui mais il pourrait se demander pourquoi elle ne saurait quoi dire, mais le fait qu'il soit juste là pour elle était suffisant. La jeune femme l'observait drôlement, les pupilles filant de gauche à droite d'émotion. Elle n'esquiverait pas le fait qu'elle était venue vers lui. Elle ne devait plus esquiver tout court.
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Ron Jord
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MessageSujet: Re: Home sweet home [PV Lisa]   Mer 20 Juin - 10:24

Ron n'avait pas gand chose d'un Hercule...plutôt chétif d'apparence, il était loin de ces surfeurs bodybuildés qui traînassaient sur la plage, les muscles saillants et luisants, pavanant sur le sable comme des petits coqs dans une basse-cour. Mais il avait toujorus eu l'habitude de l'autodérision dans ce domaine. Plus jeune, il rêvait de ce genre de choses, mais avec le temps, il s'était rendu compte que des choses bien plus importantes méritaient son attention. Et puis, il était loin d'être repoussant. Un léger rire s'échappa de ses lèvres à la remarque de Lisa.
Lorsque vint le moment où il évoqua la nuit précédente, elle lui lâcha un petit "traître" accompagné d'un semblant de regard noir. Ron lui donna une pichenette sur le bout du nez avec son habituel petit air d'auto-suffisance. Il dormait bel et bien lorsqu'elle était arivée. C'est juste que comme toujours il se réveille au milieu de la nuit pour son petit rituel. Allait-il laisser planer le doute? Non.


"Et bien je dormais figures toi. C'est juste que parfois je me réveille. J'ai été plutôt surpris. D'habitude il n'y a qu'un oreiller près de moi. T'as du bol, j'aurais pu paniquer et je sais pas..."

Il haussa légèrement les épaules, tout en se mettant à débarasser, passant un coup d'éponge sur la table.

"...partir dans une séance de catch pour éjecter l'opportun. En l'occurence l'opportune."

Lisa s'éloigna de lui et commença à ranger la vaisselle dans le lave-vaisselle, qui soit dit en passant est une merveilleuse invention épargnant une perte de temps incommensurable. Il l'entendit prendre une grande inspiration, de celle que l'on prend avant de dire quelque chose d'important. Ron devint de suite plus attentif. Il se posa calmement sur une haise attendant la suite. Lisa se tourna vivement vers lui. Elle parla rapidement, comme si elle voulait expédier le plus rapidement possible les paroles qu'elle allait proférer. Cela devait lui en coûter. Il fronça légèrement les sourcils en l'entendant. Folle...?

"Et bien, il faudra t'habituer à ce que je me fasse du souci pour toi, Liz. Tu sais, tu n'es pas obligée de subir ton passé seule. Je suis là...tu as mon entière confiance et quoiqu'il se soit passé, je n'ai pas à émettre de jugement de valeur. Tu es quelqu'un de bien Liz, je suis simplement désolé que tu ne te voies pas comme moi je te vois."

Il baissa les yeux un instant, tandis qu'il s'emparait d'un paquet de cigarettes qui traînait à portée de sa main. Il en alluma une et reporta son attention sur la jeune femme. Cela faisait un an qu'ils vivaient à deux. Si peu de temps sur la durée totale d'une vie, mais les choses qu'ils avaient vécu allaient les marquer à jamais. Il tira une longue bouffée dessus. Il n'espérait plus les grands aveux de la jeune femme, il n'attendait plus qu'elle s'installe fac à lui pour parler. Il devait se contenter de demi-vérités, d'indices lâchés de façon plus ou moins consciente.

"Un ami c'est quelqu'un qui entre lorsque tout le monde sort...je serais toujours là Liz. Toujours."

*Et il serait temps que tu le remarques.*
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